Luca Fortin: une belle expérience en Chine

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Luca Fortin a pu apprendre des façons de faire chinoises. Ici comme là-bas, actualiser les techniques représente un défi, mais en Chine, le peintre a pu constater qu'ils sont plus attachés aux techniques traditionnelles.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Le peintre Luca Fortin revient à peine d'une résidence de création à Beijing, en Chine. Une expérience riche en découvertes et en apprentissages qui pourrait lui ouvrir les portes d'un nouveau marché.

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Luca Fortin revient à peine d'une résidence de création de 21 jours en Chine. Là-bas, il a passé pratiquement tout son temps dans un centre d'estampes de Pékin.

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Deux artistes ont été sélectionnés pour représenter le Québec dans le cadre du Mois de la Francophonie en Chine. Luca Fortin est l'un d'eux. Il a passé 21 jours à Pékin en mars. Le Jeannois s'est installé dans le plus grand centre spécialisé en arts imprimés de la ville. Il partageait l'espace avec des représentants de la France, de la Belgique et de la Suisse, également invités, puis des artistes chinois.

«La seule chose dont on devait se préoccuper, c'est de créer. Et ça, c'est exceptionnel», souligne-t-il.

L'initiative des Offices jeunesse internationaux du Québec et du ministère des Relations internationales et de la Francophonie a permis aux artistes de vivre une résidence en arts hors du commun. Une première expérience à l'international pour le peintre.

«Nous devions travailler en collaboration avec des artistes chinois et un représentant de chaque pays pour produire une oeuvre collective. Chaque artiste travaillait aussi sur une oeuvre personnelle en vue d'une exposition qui durera un mois et dont le vernissage a eu lieu le 28 mars», raconte-t-il.

Pour Luca Fortin, le voyage a été riche en découvertes et en apprentissages.

«Les Chinois ont vraiment une autre approche de l'art actuel. Les techniques d'estampes datent d'il y a longtemps. C'est un défi d'arriver à actualiser ces techniques. C'est le même enjeu ici que là-bas, mais en Chine, ils sont très axés sur les techniques traditionnelles. Pour eux, c'est très important», explique-t-il. «J'ai appris beaucoup. C'est intéressant de découvrir les deux façons de voir les choses, c'est stimulant.»

L'artiste a dû s'adapter rapidement au mode de vie chinois.

«Là-bas, ils travaillent six jours sur sept, de 8h30 à 22h. On a pris leur ''beat''. On avait beaucoup à faire. Il fallait s'imprégner du lieu, créer des oeuvres, préparer l'exposition. Je me suis laissé guider par l'expérience. Je voulais m'imprégner du lieu de création.»

Au final, Luca Fortin a bénéficié de trois journées de sorties libres. «Je ne m'attendais pas à ça, mais ç'a valu le coup», estime celui qui mangeait et dormait dans l'énorme centre privé. «C'est impressionnant de voir ça. Il n'y a pas de limite au niveau de la création.»

L'artiste et sa compagne de voyage étaient les premiers Québécois à s'installer dans le centre qui reçoit une cinquantaine d'artistes de partout annuellement.

Luca Fortin a d'ailleurs été invité à retourner au centre l'an prochain. Une invitation qu'il aimerait bien accepter. «C'est stimulant et c'est une belle porte d'entrée pour le marché et pour une exposition en solo éventuellement.»

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Petite Vie du collectif Fontaine/Fortin/Labelle est finaliste au Architizer A+ Popular Choice Awards, un concours qui récompense les meilleurs projets architecturaux à l'international. L'installation faisait partie de Passages insolites, un parcours d'oeuvres éphémères présentées dans le Vieux-Québec.

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Finaliste à un concours international

Luca Fortin vient d'apprendre qu'une installation du collectif Fontaine/Fortin/Labelle dont il fait partie est finaliste à un concours en architecture d'envergure internationale. Une belle nouvelle qui concorde avec la fin de la maîtrise en architecture de celui dont la pratique allie son domaine d'études et l'art.

L'oeuvre nommée Petite Vie a été installée dans le Vieux-Québec dans le cadre de Passages insolites. Pendant quatre mois, 12 installations éphémères formaient un parcours d'oeuvres dans la ville.

«Notre installation a été publiée dans des magazines en Autriche et au Japon. On a bénéficié d'une grande visibilité à l'international», signale le jeune artiste.

Récemment, le collectif a appris que Petite Vie a été sélectionnée à titre de finaliste pour The Architizer A+ Popular Choice Awards, un concours international qui fait la promotion et qui célèbre les meilleurs projets et produits architecturaux de l'année. Le public était invité à voter pour son oeuvre favorite dans chacune des catégories. Petite Vie fait partie des cinq finalistes retenus dans la catégorie «Concepts». Le nom du gagnant sera dévoilé le 12 avril.

«Le prix comporte notamment une publication par une maison d'édition. Comme Petite Vie est une oeuvre éphémère, une publication permet de laisser une trace qui va perdurer dans le temps. Le prix permet aussi de rencontrer les plus grandes firmes, c'est intéressant.»

D'ici là, Luca Fortin se concentre sur la fin de sa maîtrise en architecture.

«Le 15 avril, je termine cinq années d'études et ce qui est bien, c'est que plein de choses intéressantes se trament», souligne celui pour qui art et architecture vont de pair.

«Quand on remonte dans le temps, il n'est pas rare de voir l'art visuel et l'architecture liés. Un nourrit l'autre. Des fois, la ligne est assez fine entre les deux.»

Une vision des choses qui, jusqu'à présent, lui réussit bien.

«Ça fait partie des enjeux contemporains de ne pas être figés à un domaine», estime-t-il.

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