Élizabeth Duperré, née pour jouer

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Dans Les Sorcières de Salem, Élizabeth Duperré campe Abigaïl Williams, personnage central de la pièce qui sera présentée à la salle Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini le 1er avril.

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Comédienne et musicienne à la fois, Élizabeth Duperré est définitivement née pour jouer. Depuis la fin de ses études en théâtre musical, la Baieriveraine d'origine multiplie les rôles, à l'écran comme sur les planches. La musique l'accompagne également dans son parcours.

Élizabeth Duperré a quitté La Baie à 17 ans avec, dans ses valises, le rêve de jouer. Depuis l'enfance, elle affectionne le théâtre et la musique. Elle a joué du piano, suivi des cours de chant, fait du théâtre.

«Quand j'ai réalisé qu'on pouvait étudier là-dedans et faire ça dans la vie, je n'ai jamais hésité. Je me demande ce que j'aurais pu faire d'autre», affirme-t-elle.

Élizabeth Duperré a obtenu un diplôme d'études collégiales en communication et théâtre au conservatoire Lasalle, puis, comme elle ne pouvait choisir entre le jeu et le chant, elle a étudié en théâtre musical au Collège Lionel-Groulx.

Depuis sa sortie en 2005, elle a obtenu des rôles au théâtre, notamment dans Le Malade Imaginaire ainsi que dans la pièce Des Souris et des hommes.

En plus de tourner des publicités, elle a été pendant quatre ans la Sofie de la populaire série web Comment survivre aux week-ends.

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Élizabeth Duperré a dû jumeler son rôle de nouvelle maman avec celui d'Abigaïl Williams, qu'elle aura campé à 84 reprises en six mois.

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«À l'époque, je ne savais pas à quoi m'attendre, il n'y avait pas de séries web. Ç'a duré quatre ans et ça m'a apporté plein de choses.»

Avec son amie Maude Laperrière, elle a également créé Band de Poils, un groupe de musique humoristique. Elle est aussi choriste à ses heures.

Son personnage de Lou Dumontier reviendra également dans Mémoires vives l'automne prochain. «On va tourner prochainement, mais je ne peux pas en dire plus, je ne sais pas ce qui va se passer avec Lou», affirme celle qui avait auditionné pour deux épisodes au départ. «Ç'a pris de l'ampleur et je suis super contente de faire partie de ça.»

Projet

Élizabeth Duperré travaille actuellement sur l'écriture d'un théâtre musical avec son copain. Elle se concentre sur la musique, lui sur les textes.

«Je vais voir ensuite ce que l'avenir me réserve», affirme-t-elle.

«J'aimerais bien faire un film. J'ai fait des courts métrages et un long métrage indépendant. C'est tellement l'fun l'espèce de bulle qui fait que tu travailles sur un projet pendant deux trois mois. Aujourd'hui, faire un film, c'est le rêve que je pourrais commander à l'univers», conclut celle qui sait déjà que des représentations de Les Sorcières de Salem sont prévues en février 2017.

«Les Sorcières de Salem»: bientôt de retour dans la région

Élizabeth Duperré sera de passage dans la région à deux reprises au cours des prochaines semaines. On pourra la voir sur les planches de la salle Maria-Chapdelaine de Dolbeau-Mistassini dans le cadre de la pièce Les Sorcières de Salem le 1er avril, puis au Musée du Fjord de La Baie, tout près de là où elle a grandi, où elle présentera une conférence le 4 mai prochain.

Depuis octobre, Élizabeth Duperré incarne Abigaïl Williams, personnage central de la pièce Les Sorcières de Salem mise en scène par Martin Lavigne.

Abigaïl est amoureuse de son maître. Après avoir été chassée par sa maîtresse qui a découvert la relation, elle se prête naïvement à des jeux de sorcellerie pour se venger et récupérer l'homme qu'elle aime. Tout ça mènera au procès d'innocents accusés de sorcellerie.

On décrit le personnage comme celui de la «méchante». Terme qu'essaie d'éviter d'emprunter la comédienne.

«J'ai travaillé fort pour ne plus l'appeler comme ça, pour l'aimer. Quand on aborde un personnage aussi cruel, il faut essayer de le comprendre. Abigaïl est une orpheline, une enfant sauvage qui a vu ses parents mourir de façon inhumaine et cruelle. On peut comprendre après qu'elle n'a pas peur de la noirceur et de la cruauté humaine», explique son interprète au cours d'un entretien téléphonique.

«Abigaïl a 17 ans, elle est fougueuse, mais elle vit dans un contexte où les gens doivent toujours cacher leurs émotions. Ils n'ont aucun moyen de s'extérioriser. À un moment donné, le bouchon explose.»

La comédienne apprécie donner vie à un tel personnage. «C'est un rôle très intéressant, un personnage extraordinaire à jouer, mais ça n'a pas été facile comme processus», convient-elle.

La pièce Les Sorcières de Salem a été présentée à 44 reprises entre octobre et décembre dernier, notamment à Alma. D'ici la fin du mois d'avril, 40 nouvelles représentations auront été offertes aux quatre coins du Québec.

«C'est quelque chose, mais en même temps, c'est une chance rare de jouer un spectacle aussi souvent», estime Élizabeth Duperré.

La comédienne a dû faire preuve d'adaptation et de souplesse, puisqu'au rôle d'Abigaïl s'est ajouté celui de maman, presque au même moment.

«C'est une double expérience. J'ai commencé les répétitions lorsque ma fille avait quatre mois. C'est beaucoup de gestion. Je referais la même chose, mais quand j'y pense, c'était quand même fou, avec les hôtels et tout. Au début, ma mère a dû venir avec moi, parce que mon chum qui est comédien était aussi en tournée à Québec», raconte celle qui partage sa vie avec Benoît Drouin-Germain (interprète de Laurent O'Hara dans la série O').

Conférence

Le 4 mai, Élizabeth Duperré sera à La Baie où elle offrira une conférence intitulée «Le métier de comédienne: de La Baie à Mémoires vives», au Musée du Fjord.

Pour elle, ce sera une première occasion de revenir dans sa ville natale pour le travail.

La visite aura une signification particulière pour celle qui a fréquenté.

«J'ai suivi des cours de ballet au foyer de la culture qui abrite le musée, puis j'y ai fait du piano avec Gervaise Tremblay. Ensuite, j'y ai fait des cours de chant pendant sept ans avec Johanne Bouchard. Rentrer là, ça va être vraiment spécial.»

La comédienne compte profiter de son passage pour demeurer quelques jours dans la région.

«Ça tombe juste après la tournée des Sorcières de Salem. Je vais en profiter pour passer une semaine ou deux au chalet de mes parents, à Saint-Félix-d'Otis. Mes parents habitent toujours La Baie. Mon conjoint et moi, on essaie de revenir chaque saison, ça nous fait tellement du bien. On se déconnecte et on recharge la batterie. En famille, on dirait qu'on aime encore plus ça. Ça permet à notre fille de voir sa famille aussi.»

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