Les Goules présentent Coma

Après huit ans d'absence, Les Goules effectueront leur... (Photo courtoisie, Jérôme Kearney)

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Après huit ans d'absence, Les Goules effectueront leur retour sur scène dans la région. Les musiciens seront en spectacle au Sous-Bois de Chicoutimi le 1er avril, puis au Café du Clocher d'Alma le lendemain.

Photo courtoisie, Jérôme Kearney

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Après huit ans d'absence, Les Goules sont de retour. Munis de nouvelles pièces, c'est dans la région que les musiciens monteront sur les planches pour présenter leur dernier opus Coma une première fois.

Les musiciens sont fébriles, voire même un peu stressés. Le claviériste Rabin Kramaslabovitch le confirme, Les Goules sont impatients de monter sur la scène du Sous-Bois de Chicoutimi, le 1er avril, puis du Café du clocher d'Alma le 2 avril.

«Ça fait longtemps qu'on a fait des spectacles. On a hâte de briser la glace. Le 1er avril, ça va être palpable le stress à Chicoutimi. On va avoir hâte de finir la première chanson pour se dire que là, on y est vraiment», affirme-t-il lors d'un entretien téléphonique.

La visite en région marquera le retour officiel de la formation qui a fait sa place sur la scène alternative québécoise de 2001 à 2007.

Les Goules ont ensuite pris une pause indéterminée. «On ne savait pas si on allait revenir, mais on savait que les membres en auraient envie», affirme Rabin Kramaslabovitch, qui partage sa musique avec Keith Kouna (voix), Ken Pavel (guitare), Igor Wellow (batterie) et Klaudre Chudeba (basse).

L'envie de ramener Les Goules était palpable. Même si plusieurs des membres de la formation ont mis sur pied un projet solo, notamment le chanteur Keith Kouna qui a connu un beau succès à titre d'auteur-compositeur-interprète avec Les Années Monsieur et Du Plaisir et des Bombes, Les Goules ont repris du service à quelques occasions en 2012.

C'est à ce moment qu'est née l'idée de composer de nouvelles pièces.

«Quand on a refait des spectacles, on s'est dit que ce serait l'fun d'avoir du nouveau matériel. On ne s'est pas mis de pression, on n'avait pas de «deadline». On a composé des pièces, puis de fil en aiguille, on s'est dit que ça prenait un album.»

Malgré le temps qui s'était écoulé depuis le dernier album, le plaisir de jouer ensemble est demeuré le même pour les musiciens qui ont grandi ensemble à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Québec.

Le disque a pris forme au fil des années et des «jams» éparpillés entre une cuisine et un local de Québec.

L'an passé, les membres du groupe se sont retrouvés au Studio Wild de Saint-Zénon dans Lanaudière.

«Ç'a été la meilleure expérience de studio qu'on n'ait jamais eue. Travailler avec Pierre Rémillard était un vrai plaisir», témoigne le claviériste.

La pause, marquée par les projets solos et le temps écoulé, a tout de même teinté les nouvelles créations. «C'est certain que ça se sent. Surtout pour Keith Kouna je crois. C'est un retour aux sources, mais en même temps il a évolué de son côté pour arriver à quelque chose de plus fignolé dans sa façon d'écrire. Sa façon d'écrire ressemble plus à Les Animaux, dernier album paru en 2007, même si les chansons ressemblent plus au premier (Les Goules, 2002) et au deuxième (Memories, 2005). Au niveau musical, ce qui est intéressant, c'est qu'on n'a jamais été et qu'on n'est toujours pas des techniciens. On est des musiciens de «feeling» » et le «feeling» était toujours là.»

Les Goules ont choisi de lancer l'album sans l'annoncer.

«On a tenté le coup de lancer l'album par surprise. On l'a juste «garroché» sur le web. L'accueil est surprenant. On n'a jamais eu autant de demandes d'entrevues et de spectacles. Il y a un engouement, un intérêt c'est sûr.»

Mordus de la scène, les musiciens sont heureux de la réponse.

«On voulait faire un album pour faire des spectacles. L'album est un prétexte. On est surtout un groupe de scène.»

Le groupe compte bien présenter ses pièces un peu partout. Ce n'est toutefois pas un hasard s'il amorce sa série de spectacles chez nous.

«On s'est demandé où on devrait lancer l'album. On a pensé à Québec, Montréal, à l'Outaouais. On a décidé de casser la glace à Saguenay. Chaque fois qu'on y est allé, des choses bizarres sont arrivées. La meilleure place pour baigner vraiment dans ce qu'est un spectacle des Goules, c'est au Saguenay.»

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