Un projet en hommage à Dave Brubeck

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Voici quelques membres du groupe Brubeck en tête, auxquels se sont joint Zoé Dumais et Élisabeth Giroux sur quelques titres. Le batteur est Vincent Dionne, un musicien originaire de Chicoutimi.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Vincent Dionne est batteur depuis ses débuts à Chicoutimi, à la fin des années 1950. Il a fait du jazz pendant sept ans avant de bifurquer vers le classique, puis les mille et une avenues qu'offre la musique électronique, qui demeure la grande affaire de sa vie. Ça prenait donc une excellente raison pour l'amener à reprendre baguettes et balais, une raison qui a pour nom Dave Brubeck.

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L'album, qui a pour titre Suite Points Of Jazz, Ballet Music, vient d'être lancé par le quatuor.

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L'élément déclencheur fut la Fête des Cantons. Invité à participer à un jam il y a cinq ans, à Sutton, le vétéran a joué avec le groupe jusqu'au moment où le pianiste lui a demandé quelle devrait être la pièce suivante. «J'ai répondu Take Five et à la fin de l'interprétation, la salle est devenue folle», a-t-il raconté au cours d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

Ainsi a pris fin une parenthèse de 30 ans. Le goût de jouer de la batterie est revenu avec une telle force que Vincent Dionne s'est imposé des séances quotidiennes de quatre ou cinq heures afin de retrouver la forme. Il a ensuite constitué un groupe et tout naturellement, l'idée d'explorer le répertoire de l'Américain est devenue incontournable.

«Puisque je ne suis pas un musicien de jazz, que je fais encore de l'électronique, Dave Brubeck est le seul jazzman qui m'intéressait. Sa mère était une pianiste classique, un art qu'elle a partagé avec ses enfants. En même temps, il appréciait la liberté que procure le jazz, son côté cour de récréation qui vient des improvisations. Parfois, ce n'est pas bon, mais il y a des soirs où c'est magique, où tu sens le moment», fait observer le batteur.

Une oeuvre maîtresse

Baptisé Brubeck en tête, le groupe s'est mis à donner des concerts où les incontournables comme Take Five et Blue Rondo à la Turk côtoyaient des oeuvres moins familières. Parmi ces dernières, certaines sont proches du classique, témoignant du désir du compositeur d'élargir sa palette. Tel est le cas de la suite Points On Jazz, qui regroupe huit mouvements.

«Même si elle a été peu jouée, il s'agit d'une oeuvre maîtresse et on s'est dit qu'on pourrait partir de ça pour faire un disque, relate Vincent Dionne. Il se souvient aussi du fait que la première interprétation par son groupe a eu lieu le 7 décembre 2012, soit deux jours après le décès du compositeur à l'âge de 92 ans. Planifié de longue date, le concert s'était mué en hommage.

L'album, qui a pour titre Suite Points Of Jazz, Ballet Music, vient d'être lancé par le quatuor. Il s'agit d'une publication indépendante qu'on peut se procurer dans les magasins Archambault ou par l'entremise du site www.postesdecoute.ca. Comprenant Jean-Michel Rousseau (piano), Marie-Soleil Bélanger (violon) et Jean Cyr (contrebasse), en plus de Vincent Dionne, la formation a dû adapter les arrangements qui, à l'origine, étaient conçus pour deux pianos.

Même sur scène, la suite ne laisse guère de place à l'improvisation. En revanche, les autres pièces de Brubeck offrent une marge de manoeuvre dont les musiciens profitent amplement. C'est de cette manière qu'ils ont peaufiné des titres comme Brandenburg Gate, The Golden Horn et Koto Song, qu'on retrouve également sur le disque. Celui-ci est complété par Forty Days et The Sermon, deux extraits d'une oeuvre consacrée à la vie de Jésus.

Loin d'être arrivé au bout de sa vie utile, le groupe mise sur la visibilité que procurera l'album afin d'élargir son public. Il a été approché par l'équipe du Festival international de jazz de Montréal, entre autres, et n'attend qu'un signe du Festival jazz et blues de Saguenay pour s'y pointer le nez. «Il suffirait de le demander. Nous pourrions remplir une salle», avance Vincent Dionne, toujours heureux de jouer dans la ville qui l'a vu naître.

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