Le drôle de phare d'un fils de la Gaspésie

Un objet rectangulaire suspendu au plafond rouge attire... (Photo Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais)

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Un objet rectangulaire suspendu au plafond rouge attire le regard, d'autant qu'il tourne sur lui-même. La rotation est assurée par un moteur, ce qui fait bouger le jet de lumière dirigé sur la surface lisse. Il se promène sur le mur, puis sur un immense ballon gonflé par l'air que brassent les ventilateurs.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Présentée jusqu'au 22 avril, au 132 rue Racine est à Chicoutimi, l'exposition L'échelle des amas occupe deux salles que domine le bruit produit par de puissants ventilateurs. C'est dans la deuxième, la plus petite, qu'on remarque un objet rectangulaire suspendu au plafond. Sa couleur rouge attire le regard, d'autant qu'il tourne sur lui-même.

La rotation est assurée par un moteur, ce qui fait bouger le jet de lumière dirigé sur la surface lisse. Il se promène sur le mur, puis sur un immense ballon gonflé par l'air que brassent les ventilateurs. C'est dans ce contexte que se réveillent les souvenirs d'enfance de l'artiste.

«La lumière qui balaie la pièce fait penser à celle qu'émet un phare. Quand on en voit un, ça signifie qu'on arrive à la fin de l'horizon, qu'on approche de la côte. Et parce que j'ai vécu en Gaspésie, la ligne d'horizon, c'est en moi», a expliqué Alexis Bellavance jeudi, au cours d'une entrevue accordée au Progrès-Dimanche.

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Alexis Bellavance occupe deux salles du Centre Bang de Chicoutimi, jusqu'au 22 avril.

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Un côté ratoureux

La grande salle offre un spectacle différent. Au premier abord, elle semble vide, si on fait abstraction de trois cymbales sur lesquelles de petits morceaux de métal sont suspendus. Même si les ventilateurs produisent pas mal de décibels, on peut entendre un léger tintement quand s'ouvre l'une des deux portes.

«J'utilise souvent des batteries, des cymbales, dans le cadre de ma démarche. Ça crée du volume et j'aime les animer», explique Alexis Bellavance. Il a aussi un côté ratoureux, ce dont témoigne l'ouverture pratiquée sur le mur du fond. On se dirige vers ce qui ressemble à un cadre, mais la réalité est bien différente.

Ce qu'on voit, c'est l'intérieur du ballon mentionné tantôt, une surface blanche où, à intervalles réguliers, se jette la lumière reflétée par le vrai-faux phare. Il repose sur des chaises de bois dont la silhouette apparaît au milieu du cadre. «D'un côté, le ballon produit une impression de vide. On perd nos repères lorsqu'on le voit à travers du cadre, tandis que dans la petite pièce, il prend beaucoup d'espace. Il est trop imposant», fait remarquer l'invité du Centre Bang.

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