Un son grange et grunge

Le groupe Carotté jouera pour la première fois... (Photo courtoisie)

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Le groupe Carotté jouera pour la première fois dans la région, les 19 et 20 février. Il se donne pour mission de préserver le folklore québécois en lui injectant une forte dose de punk rock.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Médé Langlois appartient à une famille qui cultive la même terre depuis 11 générations, à Neuville. Présente depuis 1667, ce qui constitue un record à l'échelle du Québec, elle se signale également par son amour du folklore, ce qui explique la participation de l'agriculteur au sein du groupe Carotté.

Il a toujours fait de la musique et ce projet lancé il y a deux ans lui a permis de concilier son penchant pour le trad avec l'autre versant de son ADN artistique: le punk rock. Ils doivent être rares, ceux qui chérissent autant Oscar Thiffault que Bérurier Noir.

«Le mariage des deux n'a pas été compliqué. Le folklore et le punk ont souvent été marginalisés. En plus, le folklore a un côté participatif, tandis que le punk est festif», a expliqué Médé Langlois il y a quelques jours, lors d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

Lui-même a été membre de plusieurs formations, dont les Houlalas qui offraient du punk aux accents français, lorsque sa route a croisé celle du groupe trad Les Quêteux. Installé sur des balles de paille, ce trio faisait de la musique au marché public de Deschambault pendant que le gars de Neuville vendait ses légumes.

«On a fait connaissance après la fermeture du marché et c'est comme ça qu'est né Carotté, il y a deux ans. Notre façon de préserver le patrimoine consiste à mélanger le punk aux vieux reels. Après tout, le folklore, c'est notre musique du monde», fait observer Médé Langlois.

Mi-grange, mi-grunge

Lancé l'année dernière, le premier album de Carotté a montré comment le groupe a tricoté un son bien à lui, un peu grange et un peu grunge. Les arrangements sont musclés, ce qui n'étonnera pas les fans de Groovy Aardvark parce que c'est l'un de ses membres, Vincent Peake, qui a piloté les séances d'enregistrement tenues à Saint-Zénon.

Sur scène aussi, les six musiciens ne donnent pas leur place, ce que constateront ceux qui les verront les 19 et 20 février, à l'occasion de leur première incursion au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ils se produiront aux côtés de Irish Moutarde et Bodh'aktan à la Salle Gaieté de Saint-Thomas-Didyme, puis à l'hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi.

«Nous avons hâte parce ça va se passer en haut, dans la meilleure place au Québec. Chez vous, le monde aime le francophone. Il y a un très bon public», souligne Médé Langlois. Carotté jouera au milieu de la soirée, pendant 45 minutes. De larges tranches de son album, intitulé Punklore et Trashdition, seront servies bien saignantes.

Parmi les airs qui sont devenus incontournables, on remarque La veillée chez Médée et Tape la bizoune, à partir desquels on a produit des clips dans les derniers mois. «Ça va swinger dans la cabane et pour nous, ce sera dur le lendemain matin», anticipe le guitariste de Carotté.

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