Michelle Laforest en trois temps

Présentée au Collège d'Alma jusqu'au 12 février, l'exposition... (Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens)

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Présentée au Collège d'Alma jusqu'au 12 février, l'exposition de Michelle Laforest permet d'admirer une galerie de portraits réalisés pendant ses cours en arts visuels.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Michelle Laforest possède un côté ludique extrêmement développé. Professeure en art et technologies informatisées au Collège d'Alma, elle a monté une exposition qui, tout en faisant sourire le visiteur, lui offre des éléments de réflexion sur notre société.

Ce trompe-l'oeil met en vedette le basset de... (Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens) - image 1.0

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Ce trompe-l'oeil met en vedette le basset de Michelle Laforest, Léo. Le dessin placé au-dessus de la photo du chien est tiré de son livre intitulé Borise et Léo.

Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens

Présentée jusqu'au 12 février à la Galerie du Collège d'Alma, la chose en question a pour titre Mur Mur/trilogie. On comprend donc qu'il y a trois volets qui correspondent à sa profession d'enseignante, à sa vision de l'engagement social et aux préoccupations personnelles qui l'animent.

Pour découvrir comment l'humour va bien à cette artiste, il faut se diriger au fond de la salle. Sur le mur, on remarque le symbole du mouvement Peace and Love, jumelé à celui de la Croix-Rouge. L'artiste les a amalgamés afin de produire sa propre signature visuelle.

Autre détournement de sens: le casque de guerre posé sur un socle où l'accompagne un bras facilitant la prise d'égoportraits. Il est couvert de fleurs, ce que les plus vieux associeront aux extravagances des hippies, alors que cette oeuvre fait référence à un sujet cher à Michelle Laforest.

«Au lieu d'envoyer des gens faire la guerre, je privilégierais l'aide communautaire et pas juste dans les pays pauvres. Ici aussi, on peut donner un coup de main à des voisins, à notre mère», a-elle expliqué jeudi, au cours d'une entrevue accordée au Progrès-Dimanche.

L'artiste encourage les visiteurs à coiffer le casque afin de produire un égoportrait. Ils sont invités à placer cette photographie sur la page Facebook CASQUES VERTS, AIDE HUMANITAIRE OBLIGATOIRE en joignant à l'image un court texte évoquant une action qu'ils ont posée pour autrui.

L'amour des animaux

Sur le mur de gauche, Michelle Laforest exprime son côté givré de manière tout aussi éclatante. Elle présente trois livres de format réduit qui n'attendent qu'un éditeur pour sortir de la salle d'exposition. Mariant le texte et l'image, deux d'entre eux lèvent le voile sur son amour des animaux.

Il y a Borise et Léo, un ouvrage consacré aux chiens de l'artiste. En tournant les pages, on note que la Jeannoise aime se donner toutes les libertés. Les dessins épousent des factures différentes, en effet. On est loin de l'uniformité qui caractérise la plupart des bandes dessinées. «Je ne veux pas m'ennuyer», confie-t-elle en souriant.

Quelques images ont trouvé une deuxième vie sur les maquettes alignées tout près. Elles montrent de vrais chiens, ceux de Michelle Laforest, dont les photographies ont été partiellement couvertes. Au lieu de voir leur tête, on aperçoit des dessins tirés du livre, ce qui crée l'équivalent d'un trompe-l'oeil.

L'artiste pratique aussi l'équitation, ce qui lui a inspiré un livre intitulé Jeannette, la carotte au grand galop. Quant au troisième ouvrage, Vers d'oreille, il la ramène à Delisle, dans le rang où vivaient ses parents en compagnie de leurs sept enfants. Cette fois, le public cible déborde de celui des tout-petits, puisqu'il est question de la vie dans ce qu'il est convenu d'appeler l'ancien temps.

«Je parle de nos jeux d'enfants, des plaisirs simples qui étaient les nôtres. J'ai aussi intégré du tricot dans la plupart des dessins parce que c'est une activité que pratique ma mère, qui est âgée de 80 ans. Il y en a même un vrai derrière le livre», indique Michelle Laforest.

Portraits nus et habillés

Le troisième volet de l'exposition est formé d'une trentaine de portraits réalisés par l'artiste dans le contexte de son enseignement. Puisqu'il faut montrer aux étudiants comment fonctionnent les différents supports - l'aquarelle, l'encre de Chine et l'acrylique, entre autres -, elle s'exécute devant eux.

«Ça permet d'apprécier la diversité des médiums. Pour le travail en classe, j'ai recours à des modèles vivants qui sont parfois des étudiants et parfois des personnes de l'extérieur, notamment pour les nus», rapporte Michelle Laforest.

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