De la belle et rare visite

Suzie LeBlanc et Kiya Tabassian se retrouveront à... (Archives La Presse, Olivier Jean)

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Suzie LeBlanc et Kiya Tabassian se retrouveront à la Salle Michel-Côté d'Alma, le 30 janvier, à l'occasion d'un concert où la soprano et la formation Constantinople interpréteront des airs baroques italiens.

Archives La Presse, Olivier Jean

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Daniel Coté
Le Quotidien

La Salle Michel-Côté sera le théâtre d'un événement rare, le 30 janvier à 20h. Il s'agit d'un rendez-vous de la série Concerto proposée par Ville d'Alma SPECTACLES, lequel prendra la forme d'un concert donné par le groupe Constantinople, de même que la soprano Suzie LeBlanc.

Les deux participants n'ont pas abusé de l'hospitalité régionale, en effet. Dans le cas de la chanteuse originaire de l'Acadie, l'une des grandes voix du pays, on parle d'une absence d'une quinzaine d'années. De surcroît, le programme qu'elle défendra avec la formation montréalaise, intitulé Metamorfosi, n'a pas été souvent porté à la scène.

«Il a été présenté au Domaine Forget, là où nous avons enregistré notre album. Nous l'avons ensuite fait dans l'Ouest, ainsi qu'en Grèce, et c'est seulement ce mois-ci que nous le reprenons au Québec. À Québec même, puis à Alma», a précisé Suzie LeBlanc il y a quelques jours, à l'occasion d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

Ainsi qu'elle l'a mentionné, le concert se moulera au contenu du disque Metamorfosi-Impressions baroques, commercialisé sur l'étiquette Analekta. On y retrouve des oeuvres du répertoire italien émanant de différents compositeurs, notamment Monteverdi, Merula, Rossi et Landi.

«On fait des airs savants et d'autres inspirés par la musique de la rue, ce qui me plaît parce qu'ils laissent une marge pour improviser sur scène, commente Suzie LeBlanc. Je réagis à ce que le groupe fait et moi aussi, il m'arrive de lancer des choses pour voir ce qui va arriver. J'aime ça quand ce n'est pas trop placé.»

Le cas Barbara Strozzi

Derrière l'affiche se profile un nom qui suscite la curiosité, celui de la compositrice Barbara Strozzi. Non seulement cette femme créait de la musique, mais c'est elle qui l'interprétait grâce à sa voix exceptionnelle. Pour faire un mauvais jeu de mots, c'était du chant sur mesure.

«Il s'agissait d'une virtuose et sa musique, très personnelle, possède une grande expressivité, décrit Suzie LeBlanc. Il est clair qu'elle se donnait beaucoup de permissions, qu'elle se permettait d'explorer. Ce qui est rare, aussi, c'est le fait que cette femme du 17e siècle a publié, de son vivant, la plupart de ses oeuvres.»

Elle ajoute que ces compositions étaient appréciées et qu'aujourd'hui encore, elles possèdent un réel pouvoir de séduction. «Parfois, elles se situent dans un registre familier, celui d'un Monteverdi. Il lui est aussi arrivé d'écrire dans un registre de trois octaves, ce que personne ne fait en concert», indique la soprano.

Ses sorties à Québec et Alma lui donneront la chance de retravailler aux côtés de Constantinople, un ensemble qu'elle avait depuis longtemps dans sa mire. Leurs routes se sont croisées au Domaine Forget et tout laisse croire qu'ils se reverront plus tard cette année, cette fois dans le cadre du projet 45e Parallèle Nord.

«C'est un tour du monde que j'organise par le biais de concerts évoquant la culture des peuples qui vivent sur le 45e parallèle. Puisque Kiya (Tabassian, directeur musical de Constantinople) a des racines iraniennes et qu'on va passer par la mer Caspienne, je l'ai invité à participer», rapporte Suzie LeBlanc.

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