Du Lévesque jazz et blues

Le photographe et cinéaste Nicolas Lévesque s'est laissé guider par sa lentille... (Photo courtoisie, Nicolas Lévesque)

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Photo courtoisie, Nicolas Lévesque

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Roger Blackburn
Le Quotidien

Le photographe et cinéaste Nicolas Lévesque s'est laissé guider par sa lentille en avril dernier dans les coulisses du festival Jazz et blues de Saguenay. Il s'est couché très tard, il a flâné dans les loges d'artistes et a erré à l'arrière-scène pour réaliser une série de photos qui font partie d'une exposition et qui sont immortalisées dans le livre Lush Life, errances et états seconds (l'exposition de photos est installée à la Pulperie de Chicoutimi).

«Au départ je ne voulais pas faire de photos pendant les spectacles, je voulais me concentrer sur ce qui se passait avant et après les prestations musicales. J'ai essayé de me faire oublier pour faire partie de l'intimité des artistes et de l'événement», raconte Nicolas Lévesque que Le Progrès-Dimanche a rencontré la veille d'un lancement au Bar à Pitons.

Lush Life, qu'on pourrait traduire par vie enivrante, est le titre du livre et de l'exposition (voir photos). «C'est arrivé le soir du spectacle de Ravi Coltrane. J'ai photographié la partition musicale de la pièce Lush Life de John Coltrane le soir que son fils la jouait à Chicoutimi. C'était très symbolique et je trouvais que cette pièce traduisait bien l'esprit dans lequel je réalisais ce projet», explique celui qui a pris 5000 photos pendant le festival pour finalement en sélectionner une quarantaine.

Le photographe et cinéaste Nicolas Lévesque s'est immiscé... (Photo Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais) - image 2.0

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Le photographe et cinéaste Nicolas Lévesque s'est immiscé dans les coulisses du festival Jazz et blues de Saguenay en avril dernier pour réaliser un livre et une exposition photo.

Photo Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais

Le capteur d'images est arrivé à se faire oublier la plupart du temps, mais il devait tout de même expliquer son projet aux artistes. «De nombreuses discussions ont pris naissance au premier abord avec les artistes et les techniciens. J'ai tissé des liens, bu du scotch, rencontré des gens extraordinaires. Je cherchais un état second dans mes images et c'est ce que j'ai choisi pour le livre», commente Nicolas Lévesque qui a tenu une résidence d'artiste à l'Espace F à Matane, en Gaspésie, avec cette exposition.

Les photos en noir et blanc transpirent le jazz, le flou. Les musiciens y occupent une place aussi importante que la musique et l'ambiance. Les visages dominent, les sujets regardent ailleurs, on sent l'émotion, la concentration, la préparation, l'action, la démonstration. L'essai photographique se consomme page par page et nous amène ailleurs, il nous porte à la réflexion, on s'imagine à la place du photographe.

L'animateur de radio et écrivain originaire de Jonquière, Stanley Péan, porte-parole du festival Jazz et blues a sorti sa plume pour y mettre sa touche personnelle dans cette oeuvre photographique en y glissant quelques textes et poèmes. «De la même manière qu'on dit d'un musicien ou d'un mélomane qu'il a l'oreille musicale, j'oserais affirmer que Nicolas Lévesque a l'oeil musical et si vous êtes comme moi, ne vous gênez pas au fil de ces pages, tendez l'oeil pour entendre», écrit l'auteur dans la préface du livre.

Au sujet de Lush Life, Stanley Péan écrit en prose: «fin de soirée, dernier service/ derniers sévices/ nostalgie des atmosphères enjouées/ parfois un brin décaties quand même/ fol amour du passé/ que l'on croyait promis à l'éternité/ vestiges de ma vie/ jazz et cocktails/ au son du piano de Strayhorn...»

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