Une vision de l'avenir selon Zone occupée

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Roger Blackburn
Le Quotidien

C'est sous le thème de la prospective que la dixième édition de Zone occupée a mis la table pour le réveillon des idées de fin d'année. De quoi demain sera-t-il fait? Difficile à prévoir dans plusieurs domaines d'activités comme l'informatique, le réchauffement climatique, les communications, l'économie et la science. La culture n'échappe pas à un avenir inconnu.

Des auteurs et chercheurs reconnus, issus des arts et de la littérature actuels se sont livrés à cette réflexion dans les pages de ce périodique culturel du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le futur n'est pas empreint d'optimiste et apparaît souvent comme un gros point d'interrogation.

Le rédacteur en chef Jean-Rémi Dionne met en relief l'aveuglement individuel et collectif qui rend difficile d'imaginer l'avenir. Le directeur du magazine, Patrick Moisan, se sent menacé par l'urgence qui nous oblige à réfléchir au futur proche. Les outils numériques dominent plusieurs sphères d'activité et l'auteur réfléchit sur la nécessité d'équiper tout le Québec à la fine pointe de la technologie pour suivre la vague mondiale sans l'expertise qui vient avec.

Le professeur de philosophie Jocelyn Maclure nous invite à camper notre vision du futur dans un nouveau réalisme. «Ce n'est pas parce qu'un phénomène n'a pas encore été découvert ou élucidé par la science qu'il n'existe pas dans la nature. Le langage ne crée pas toute la réalité», fait valoir l'auteur dans son texte Le nouveau réalisme: comme antidote au cynisme post-moderne.

Le professeur de philosophie et auteur Normand Baillargeon propose quant à lui un essai qui nous transporte en 2040 alors qu'il participe à une expédition spatiale pour coloniser une autre planète, car le réchauffement climatique sur terre ne nous laisse pas le choix.

L'artiste Gilles Prince nous transporte un peu plus loin avec un essai qui se déroule en 2051 alors qu'il est âgé de 101 ans grâce aux avancées nous permettant de modifier l'ADN en utilisant des matériaux de l'ARN. L'humain se livre à des expériences lui permettant de télécharger son cerveau à l'ère de l'intelligence artificielle et des nanotechnologies. «Ce qui jadis semblait une folle utopie est devenu le mode de vie», constate-t-il en ce milieu de 21e siècle, un genre de science-fiction près du probable.

Pour Catherine Voyer-Léger, directrice générale du Regroupement des éditeurs canadiens-français, l'avenir devait être numérique. «Il l'est déjà, bien qu'il n'est pas à s'en contenter». Mais elle soutient que le monde peut très bien tourner avec des lecteurs aux habitudes divers ans qu'on érige des églises à chaque école de pensée.

Pour le créateur et metteur en scène Dario Larouche, le théâtre est un art de combat. Il pose la question: le théâtre, à l'heure des réseaux sociaux et des engins intelligents, n'est-il pas novateur que s'il rejette les codes conventionnels pour se tourner vers une recherche plus actuelle...? «Le théâtre comme art a un avenir assuré. Maintenant, son mode de fonctionnement, son mode de financement, lui, est appelé à se transformer», écrit-il.

Le sociologue d'origine autochtone Guy Sioui Durand nous... (Photo tirée de Zone occupée) - image 2.0

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Le sociologue d'origine autochtone Guy Sioui Durand nous amène en 2052.

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Le sociologue d'origine autochtone Guy Sioui Durand nous amène en 2052. «Je compris trop tard l'impuissance prédictive de la tente suante, de la scapulomancie, du wampum et du capteur de rêves. La colère de Papakassik, le Maître des caribous, serait irréversible.»

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