Saguenay-Lac-Saint-Jean

Revue littéraire de 2015

Les temps forts en littérature cette année au Saguenay-Lac-Saint-Jean se résume... (Photo 123RF)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Les temps forts en littérature cette année au Saguenay-Lac-Saint-Jean se résume bien dans trois femmes, trois livres, trois blessures.

Matisiwin

Marie-Christine Bernard ... (Archives Le Progrès-Dimanche) - image 3.0

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Marie-Christine Bernard

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Les temps forts en littérature cette année au... (Archives Le Progrès-Dimanche) - image 3.1

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À quoi sert la littérature? On pourrait répondre de mille manières à cette question, mais dans le cas d'un livre comme Matisiwin, de la Jeannoise Marie-Christine Bernard, le concept d'oeuvre utile vient spontanément à l'esprit. Quand on a lu ce texte dense, dur et quand même lumineux, on comprend mieux certains dossiers qui sont redevenus d'actualité.

Il en est ainsi parce que Sarah, la femme au coeur de l'histoire, est une Amérindienne poquée dans son âme et son corps. La mort guette, mais elle entreprend une marche susceptible de l'arrimer à la vie. Le récit montre l'étendue de son désarroi, qui est également celui des générations précédentes.

Lire Matisiwin aide à mesurer l'impact du génocide culturel opéré par le truchement des pensionnats, ainsi que la violence que subissent les femmes autochtones. En prime, la facture du texte est remarquable. Il n'y a pas un mot de trop, ce qui donne raison à l'auteure qui, à chaque fois qu'elle planche sur un manuscrit, se fait un point d'honneur de «désécrire».

Chemin Saint-Paul

Lise Tremblay... (Archives Le Progrès-Dimanche) - image 5.0

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Lise Tremblay

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Archives Le Progrès-Dimanche

Dans Chemin Saint-Paul, la Saguenéenne Lise Tremblay aborde un autre sujet délicat. Elle évoque la fin de vie de son père, de même que ses relations difficiles avec sa mère. Celle-ci a grandi dans un contexte de violence, source de problèmes psychologiques qui continuent de la perturber dans son grand âge.

Là encore, on parle d'un texte taillé au couteau, parfois rugueux, mais pas exempt de tendresse. Et ce qui ressort, au final, c'est la dureté de la vie dans le Québec ancien, l'impact durable qu'elle a eu sur les membres d'une génération qui, sans faire grand bruit, est en train de s'éteindre.

Pauline et moi

Louis Portal... (Archives Le Progrès-Dimanche) - image 7.0

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Louis Portal

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Archives Le Progrès-Dimanche

Louise Portal a trouvé les mots justes pour décrire une blessure différente, celle provoquée par l'éloignement de sa soeur jumelle, Pauline Lapointe, décédée trop tôt à la suite d'un cancer. À peine entrées dans la vie adulte, les Chicoutimiennes ont tressé les premiers maillons d'une chaîne infernale alternant chicanes et réconciliations.

Au-delà du fait qu'il s'agit de personnalités publiques, le livre présente une situation avec laquelle trop de familles doivent composer. Il montre aussi comment l'auteure a transcendé son deuil afin de reconstruire sa relation avec Pauline. C'est grâce à ce voyage intérieur qu'elle a pu produire l'équivalent d'une lettre d'amour.

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