Un guitariste virtuose pour tous

Martin Larose pose ici avec son plus récent... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Martin Larose pose ici avec son plus récent enregistrement de pièces originales, Emerald City, sorti il y a quelques mois.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Les Anglais ont une jolie expression pour désigner les musiciens comme Martin Larose. Ils parlent d'un guitariste qu'apprécient les autres guitaristes. D'habitude, ça veut dire que le contenu est difficile d'accès pour les profanes et c'est là que la comparaison ne tient plus. Les albums conçus par le Jonquiérois suscitent un plaisir immédiat.

Il suffit d'écouter ses derniers enregistrements originaux, Chemin St. Benoit et Emerald City, pour s'en convaincre. Des compositions à lui, maillées à quelques reprises, mettent en relief la technique de cet as du manche, mais surtout son sens artistique.

Prenez sa version du Norwegian Wood des Beatles, sortie en 2012. Après quelques secondes, on reconnaît cet air familier, tout en appréciant le fait qu'il s'agisse d'une véritable re-création. Les relents pop sont plus diffus, ce qui cadre avec le ton de l'album, empreint de sérénité.

«Je suis un guitariste acoustique avant tout, mais il y a des influences rock qui viennent des Who, d'Eddie Van Halen et de Steve Vai, entre autres. J'aime aussi le bluegrass et la guitare manouche», a raconté Martin Larose il y a quelques jours, lors d'une entrevue accordée au journal.

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La musique a peu à voir avec ses fonctions à l'UQAC, où il est coordonnateur à la gestion des programmes au décanat des études. Elle a toujours été présente en filigrane, cependant, à travers la pratique et l'enseignement de la guitare, ainsi que la lutherie. Cette passion l'a poussé à monter un studio chez lui. C'est là que ses albums prennent forme.

«Il est difficile de réaliser des disques comme les miens en région. J'y arrive parce que je suis maître de la production à 100%, ce qui comprend la composition des pièces, l'enregistrement et la conception de la pochette. Même si je mène une belle carrière à l'université, j'ai besoin de créer des choses uniques, des oeuvres de qualité», énonce le Jonquiérois.

Un album plus éclectique

Les deux derniers albums de Martin Larose, de même que sa compilation sortie le 3 décembre, sont disponibles en copies physiques et numériques par l'entremise de Believe Digital Canada. On peut aussi visiter son site à lui, www.martinlarose.com, pour passer des commandes.

«De temps en temps, je reçois des tapes dans le dos sous la forme de commentaires positifs et d'articles comme celui qui a été publié dans le magazine Guitar World. En Angleterre et aux États-Unis, je suis connu dans le milieu de la guitare. C'est moins le cas ici, mais ça ne me rend pas amer», affirme le musicien.

Il a toutefois provoqué une certaine effervescence avec Emerald City, sorti plus tôt cette année. Fait inusité, des chanteurs interviennent sur la moitié des plages et parmi eux se trouve Richard d'Anjou, un vétéran de la formation Too Many Cooks. Il a repris l'un de ses succès, If, et participé à la création de la pièce titre.

«J'étais un fan du groupe et il y a trois ans, on s'est connus via l'Internet. Je lui ai donné une guitare à l'effigie de Too Many Cooks, je lui ai fait écouter mes affaires et on a travaillé ensemble. Richard possède une belle voix rock. C'est un gars qui pousse», décrit Martin Larose.

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D'autres chanteurs ont apporté leur concours, qu'il s'agisse de Marie-Pier Déry sur le Forever Young de Dylan, d'Anaïs-Vanessa Poirier sur le Thank You de Led Zeppelin ou de David Henderson sur If I Should Fall From Grace With God. Il fait honneur au brûlot des Pogues, peut-être la pièce la plus tonique de l'album.

«Ça fait partie de notre arbre généalogique, au Québec. Moi-même, je suis d'origine irlandaise du côté de ma mère», explique Martin Larose, qui a poussé la filiation plus loin en incluant une composition à lui, l'instrumental Taim i ngra leat. «Ça signifie ''Je vous aime'' en gaélique», précise-t-il.

Pas de spectacle

Le seul problème avec l'ajout de tous ces chanteurs se rapporte aux spectacles. La seule représentation publique a eu lieu lors du lancement d'Emerald City, au Côté-Cour de Jonquière. Autrement, il faut se procurer un enregistrement pour découvrir l'artiste sous un jour plus éclectique qu'à l'ordinaire.

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