Un dialogue entre l'art et la vie

Nélanne Racine a pris goût au dessin récemment,... (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque)

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Nélanne Racine a pris goût au dessin récemment, ce qui a donné naissance à une série consacrée aux fragments de corps.

Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

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Daniel Coté
Le Quotidien

Des êtres humains faisant penser à des morceaux de paysages. Des pierres qui semblent porteuses de vie. Un dialogue entre la photographie, le dessin et la sculpture. Ainsi peut-on décrire la première exposition en solo de Nélanne Racine, Si et seulement si alors.

Les sculptures de Nélanne Racine font écho à... (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque) - image 1.0

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Les sculptures de Nélanne Racine font écho à certaines des photographies qui leur tiennent compagnie au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi.

Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

Si on fait abstraction de la pause des Fêtes qui s'étendra du 24 décembre au 3 février, l'artiste a élu domicile au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi jusqu'au 14 janvier. Ses sculptures occupent le centre de la salle, flanquées par des montages photographiques et des dessins de corps nus.

Ce qui est particulier, c'est la somme de détails que révèle un examen attentif des oeuvres. Il est conseillé de s'en approcher pour mieux saisir ce qui a guidé Nélanne Racine au fil du processus créatif, lequel fut balisé par le thème de l'art et la vie.

«Ici, par exemple, j'ai intégré une photographie provenant de mon album de famille, ainsi que des images de pierres taillées en lamelles afin d'être examinées au microscope. J'ai été chercher des textures, de la profondeur, davantage qu'une composition formelle», décrit l'artiste établie au Saguenay.

Les visiteurs à l'oeil exercé remarqueront également une parenté entre ses photographies et certaines de ses sculptures. Des motifs, des teintes qui se ressemblent. Ils sont invités à y toucher, ce qui permet de constater que des sections sont douces, alors que d'autres résistent au passage de la main.

«On me demande quel matériau j'ai utilisé. Ce n'est pas un grand secret, mais je préfère garder cette information pour moi. Je trouve que c'est un beau mystère», indique l'artiste en souriant. Ce qui est tout aussi intrigant, c'est la série de dessins alignés sur le mur du fond.

Réalisés dernièrement, ils résultent d'une pratique pour laquelle Nélanne Racine a développé un goût prononcé. «Je travaillais avec des modèles vivants que je prenais en photo, énonce-t-elle. Ensuite, je faisais des dessins laissant voir des fragments de corps. J'ai essayé de trouver de la beauté à travers les amas de chairs, les postures peu flatteuses.»

Cette démarche fait écho au sujet dont traitait sa maîtrise universitaire: la transformation de soi à laquelle était superposée la transformation de la matière. D'abord connue en tant que photographe, l'artiste est heureuse d'avoir ajouté d'autres formes d'expression qui l'ont amenée à creuser sa réflexion.

Elle a aussi aimé cette première expérience en solo, malgré les efforts que nécessite la mise en place d'une exposition comme Si et seulement si alors. «Il y a eu beaucoup de monde au vernissage. Une semaine après, je flottais encore», résume Nélanne Racine, qui a la ferme intention de récidiver.

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