Philippe B, l'homme du clair-obscur

Philippe B se présentera dans la région avec... (Archives La Presse)

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Philippe B se présentera dans la région avec deux choristes, les 19 et 20 novembre, à Jonquière et Saint-Félicien. Son dernier album, Ornithologie, la nuit, occupera une part importante du spectacle.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Il était temps. Un an après avoir remporté le Félix décerné au compositeur de l'année, Philippe B défendra le disque qui lui a valu un tel honneur, Ornithologie, la nuit, à l'occasion de deux spectacles présentés dans la région. Il se pointera au Côté-Cour de Jonquière le 19 novembre, puis à la Salle Azimut du Cégep de Saint-Félicien, le lendemain.

Cette incursion survient au moment où la tournée amorcée au printemps 2014 arrive sur les derniers milles. La version scénique du dernier enregistrement, à laquelle seront maillés des extraits des trois albums précédents, sera portée par une formation pour le moins originale.

«Je ne pourrai pas venir avec les vents et les cuivres présents sur Ornithologie, mais deux choristes m'accompagneront, soit Audrey-Michèle Simard et Véronique Laberge. Je jouerai de la guitare et aussi du piano, un instrument que j'utilise de plus en plus fréquemment», a souligné Philippe B au cours d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

Il ajoute que les chanteuses contribuent à la création d'atmosphère, un rôle semblable à celui qu'elles assument sur l'album. «Ce qui m'a étonné, c'est le fait d'avoir pu les intégrer aussi facilement aux compositions antérieures. Il est vrai que plusieurs comportaient des lignes vocales», mentionne l'artiste.

Toujours à propos d'Ornithologie, la nuit, il  parle d'un enregistrement «tranquille, en clair-obscur, avec un côté aérien», lequel occupe la meilleure place dans le spectacle. Il y a aussi une part réservée à l'improvisation, ce qui lui permet de modifier l'ordre des chansons au gré des circonstances, autant que l'interprétation.

Visibilité accrue

À propos de l'ADISQ, Philippe B constate que le prix remporté l'an dernier lui a conféré un surcroît de notoriété. Rien pour remplir le Centre Bell, mais assez pour faciliter l'organisation des tournées, pour vaincre le scepticisme des diffuseurs. «C'est bon d'avoir cette référence quand les gens sont frileux, assis sur la clôture», énonce-t-il.

Un autre événement qui a haussé son profil fut sa participation à l'émission La Voix en tant que coach. Comme pour le Félix, il estime que le grand public a pu mettre un visage sur le nom. «Par contre, ma musique n'est pas commerciale. Je ne joue pas à la radio», rappelle Philippe B.

Les derniers mois n'ont pas été monopolisés par la tournée, comme en témoignent les albums Merci Serge Reggiani et 448 de l'Amour sortis par Isabelle Boulay et les soeurs Boulay. Dans chaque cas, c'est lui qui a signé la réalisation, un rôle qu'il tenait pour une deuxième fois en ce qui touche le duo.

Quand on lui demande quels changements ont été apportés à la suite de leur premier enregistrement, Le poids des confettis, Philippe B parle de nuances, d'ajustements. «Ce n'est pas la révolution, laisse-t-il entendre. On a ajouté des épices pour habiller un peu les chansons. L'album est plus étoffé, plus texturé, mais demeure dans la continuité du premier.»

Ses projets à lui sont d'un autre ordre, puisque l'artiste planche sur la bande sonore d'un film, tout en préparant son prochain disque. «Les musiques sont avancées dans ma tête, mais aucun texte n'est terminé. Je n'ai pas eu le temps, l'espace mental, pour faire avancer mes idées», résume Philippe B.

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