Rare présence d'un surdoué

Jesse Cook s'amène à Jonquière avec ses classiques,... (Archives La Presse)

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Jesse Cook s'amène à Jonquière avec ses classiques, ainsi qu'un nouvel album où sa guitare cohabite avec des effets électroniques.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Jesse Cook reviendra dans une région où il s'est fait rare, le 18 novembre. Le guitariste torontois se pointera à 20h, à la Salle François-Brassard de Jonquière, en compagnie de quatre musiciens qui l'aideront à recréer ses succès, ainsi que les compositions provenant de son nouvel album, One World.

Ce sera l'occasion d'apprécier sa virtuosité, mais aussi son inventivité, puisque sa tête travaille autant que ses doigts. Preuve en est que ses récentes compositions sont le fruit de fréquentations assidues avec des machines produisant des sons qui n'ont rien de naturel.

«J'aime changer d'univers à chaque enregistrement. Après avoir travaillé en Égypte et en Colombie pour bousculer mes habitudes et découvrir quelque chose de nouveau, j'ai exploré un concept maillant des effets électroniques et des instruments provenant de plusieurs régions du monde», a-t-il confié lors d'une entrevue téléphonique accordée au journal.

Cette aventure a commencé par des boucles sonores, ce qu'on appelle des loops. C'est après avoir vu son enfant pitonner dans le studio, essentiellement pour s'amuser, que l'idée lui est venue de recourir à cet outil. Des collaborateurs ont ajouté des couleurs parfois très anciennes grâce à des instruments tels l'oud et le duduk, originaires de l'Arménie.

Cette démarche a été fructueuse, à en juger par les critiques qui ont salué la sortie du disque, ainsi que les nombreux spectacles que Jesse Cook donne partout en Amérique. Il en est heureux, tout en gardant en mémoire les fois où sa prise de risque a donné des résultats moins probants.

«Il y a une quinzaine d'années, par exemple, j'avais conçu des arrangements mêlant le flamenco à la rumba afin de reprendre Superstitious, la chanson de Stevie Wonder. Je croyais que ça marcherait, mais c'était horrible», lance le guitariste en riant.

Les défis du «live»

À Jonquière, le défi que relèveront les musiciens ne sera pas banal. Il consiste à interpréter les nouvelles compositions en demeurant fidèle aux recherches menées en studio, sans toutefois rogner sur la spontanéité qui doit se manifester sur scène.

«Sur Taxi Brazil, j'utilise une ''loop station'', une machine qui crée des loops, tandis qu'un ordinateur permet de reprendre Shake en le branchant sur les guitares et les percussions. L'important est qu'il n'y ait rien d'enregistré. Tout est joué ''live''», assure Jesse Cook.

Plus métissées que jamais, ses musiques empruntent au jazz et aux airs traditionnels du Moyen-Orient, sans oublier les accents hispanisants que laisse filtrer sa guitare. L'un de ses complices, le percussionniste Chendy Leon, est particulièrement sollicité, alors qu'on lui demande de jouer sur des instruments latins, indiens, arabes et africains.

«Nous recréons la diversité du dernier album et chaque soir, des choses sont modifiées en fonction de l'ambiance, ce qui est plus agréable pour nous, en plus d'inciter le public à participer. J'aime quand il est ''rowdy'', qu'il chante, qu'il danse sur mes compositions», souligne Jesse Cook.

Tout en explorant One World, il profitera de l'escale jonquiéroise pour égrener quelques perles provenant des albums précédents. «J'en ai fait neuf et il y a quelques ''hits'' qui sont devenus obligatoires, des titres comme Mario Takes A Walk et Fall At Your Feet», énonce le musicien, dont le spectacle est présenté par les Productions Hakim.

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