Place à l'obsolescence pop

Au cours des deux prochaines années, la commissaire... (Photo Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais)

Agrandir

Au cours des deux prochaines années, la commissaire Stéfanie Tremblay sera le visage et l'âme du centre d'artistes Le Lobe. Elle planifiera la tenue de cinq expositions en solo abordant un thème de son cru: obsolescence pop.

Photo Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daniel Coté
Le Quotidien

Un pied dans le passé, un autre dans l'avenir. Ainsi peut-on décrire le double vernissage tenu le 6 novembre, au centre d'artistes Le Lobe de Chicoutimi. On y présentait les deux premières expositions de la saison, ce qui constituait une anomalie en raison du temps écoulé depuis la rentrée.

Pour comprendre la cause de ce délai, il faut savoir que le conseil d'administration a remercié le coordonnateur Jean-Marc E. Roy, qui revendiquait de longs et fructueux états de service. Comme c'est lui qui avait recruté Mathieu Grenier, responsable de l'une des nouvelles expositions, il reste un peu de son ADN entre les murs de l'institution.

L'avenir, lui, est incarné par Stéfanie Tremblay. Les patrons du Lobe souhaitent nommer des commissaires dont la vision se déploiera sur un horizon de deux ans, au maximum, et c'est elle qui a hérité du premier mandat. Auteure, blogueuse et blogueuse (elle est aussi graphiste au Progrès du Saguenay), la Chicoutimienne a complété une maîtrise en arts à l'UQAC, il y a six ans.

«D'habitude, un commissaire a pour fonction de préparer une exposition collective, alors que moi, je devrai organiser cinq expositions en solo. Au Québec, on voit rarement une telle chose dans le réseau des centres d'artistes», a souligné la jeune femme au cours d'une entrevue accordée au Progrès-Dimanche.

Réponse encourageante

Pour convaincre le conseil d'administration de lui faire confiance, Stéfanie Tremblay a soumis le thème qui la guidera jusqu'en juin 2017: obsolescence pop. «Je crois que ça peut être inspirant pour plusieurs artistes, notamment ceux qui se spécialisent dans les arts numériques», fait-elle valoir.

Heureuse d'avoir été choisie, la commissaire entretenait encore une part de doute lorsque Le Lobe a procédé à un appel de dossiers. Il s'agissait de voir combien de propositions seraient acheminées sur la rue Bossé et quel serait leur calibre. On imagine le soulagement qu'a représenté l'afflux d'une quarantaine de documents, de quoi meubler deux saisons.

«Ça prouve que de nos jours, bien des artistes s'intéressent à la culture pop, ainsi qu'au courant ''vintage''. Je suis d'autant plus contente que ma propre pratique est associée à la pop et au kitsch. Ça m'a rassurée de voir que d'autres personnes veulent aller là-dedans. Je sais aussi que ça va me stimuler», anticipe Stéfanie Tremblay.

Dans quelques semaines, le choix des personnes qui créeront les cinq prochaines expositions sera complété. Chacun des élus effectuera une résidence de trois semaines au Lobe, au préalable. «Mon rôle sera de les encadrer, note la commissaire. Je vais aussi les jumeler à des auteurs parce qu'à la fin de mon mandat, nous publierons un livre intitulé Obsolescence pop.»

Dans un avenir plus immédiat, elle annonce le retour de la Fête de l'art, une activité qui aura lieu le 16 janvier. L'artiste Marc-Antoine K. Phaneuf réalisera une performance s'apparentant à un «show de diapos», tandis que la partie musicale sera assurée par Les Amis au Pakistan, «Ils font du psychédélique absurde», résume Stéfanie Tremblay.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer