Quatre concerts à Laterrière

Renaud Lapierre, un homme occupé

Le violoniste Renaud Lapierre participera aux quatre concerts... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le violoniste Renaud Lapierre participera aux quatre concerts tenus à compter d'aujourd'hui, à l'occasion du Rendez-vous musical de Laterrière.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Renaud Lapierre sera un homme occupé, cette semaine. Il est l'un des trois interprètes qu'on entendra à l'occasion des quatre programmes proposés à compter d'aujourd'hui, dans le cadre du Rendez-vous musical de Laterrière. Seules la violoncelliste Julie Hereish et l'altiste Mathilde Bernard vivront une expérience aussi intense.

Le violoniste originaire de Montréal en est à sa première participation au festival. On l'a toutefois entendu en quelques occasions au sein de l'Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ainsi que dans le Quatuor Alcan où, pendant un mois, il avait remplacé Nathalie Camus.

«Pour bien se préparer, il faut écouter les oeuvres avant, étudier le parcours qu'elles empruntent. On doit aussi répéter, surtout quand il y a du Schubert au programme», a confié Renaud Lapierre jeudi, au cours d'une entrevue accordée au Progrès-Dimanche.

Ce n'est pas pour rien qu'il a mentionné l'Autrichien. L'une de ses oeuvres les plus connues, le quintette baptisé La Truite, sera livrée en fin de programme, aujourd'hui. Elle est si engageante, si agréable à écouter, qu'on pourrait croire qu'il est aisé de s'y attaquer, ce qui ne correspond pas à la réalité.

«C'est difficile d'aborder certains compositeurs, des gens comme lui dont la musique est très riche, ce qu'on remarque également dans le quatuor La jeune fille et la mort. Les pièces de Schubert nécessitent une grande qualité au niveau du son, davantage que de la virtuosité», analyse Renaud Lapierre.

Le défi sera d'autant plus grand qu'il n'a jamais interprété La Truite. En revanche, un autre titre livré à l'église Notre-Dame, le Trio pour piano et cordes de Mendelssohn, est familier. «Je l'ai fait plus tôt cet été et quand on le joue, ça sort tout seul, mentionne le violoniste. Schumann considérait ce trio comme l'un des plus grands de son époque.»

Une énergie différente

Le deuxième programme, celui de mercredi, permettra à Renaud Lapierre d'aborder le Quatuor pour piano et cordes de Brahms, une autre composition interprétée dans les dernières semaines. Il troquera ensuite la musique de chambre pour le travail en orchestre, à la faveur des concerts donnés vendredi, ainsi que le 23 août.

«Dans celui de vendredi, j'assumerai le rôle de soliste avec le hautboïste Jean-Luc Côté, sur le Concerto pour violon et hautbois de Bach. Ce sera le ''fun'' de monter ça ensemble parce qu'il représente un excellent musicien», fait remarquer le violoniste.

En additionnant les quatre concerts, Renaud Lapierre travaillera avec un grand nombre de collègues. Ça correspond au voeu exprimé par le nouveau directeur artistique, David Ellis, qui souhaite multiplier les maillages à Laterrière. «Quand on change souvent de partenaires, ça génère une énergie différente», énonce celui-ci.

Pour que l'expérience soit réussie, toutefois, le talent ne suffit pas. «La première chose qui prend le bord dans un groupe, c'est l'ego. On a si peu de temps pour se préparer qu'on ne peut pas aller dans cette direction», note le musicien.

À la fin du festival, il retournera à Halifax, où on vient de le nommer chef de la section des premiers violons au sein du Symphony Nova Scotia. «J'aide le chef à concrétiser sa vision. J'essaie de la décoder, de la partager avec les collègues», souligne Renaud Lapierre, qui assure l'intérim en attendant qu'on détermine si le poste lui sera confié en permanence.

Il y aura un autre mouvement de personnel quand le chef Bernhard Gueller prendra sa retraite, ce qui surviendra d'ici à deux ans. Puisque le Chicoutimien Jean-Philippe Tremblay dirigera l'orchestre les 11 et 12 novembre, afin de livrer sa version du Requiem de Mozart, peut-être fera-t-il partie du processus de réflexion engagé par le conseil d'administration.

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