Concerts d'orgue à la cathédrale

Une voix d'exception pour le dernier soir

Toujours fidèle à la région, un lieu où... (- photo courtoisie)

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Toujours fidèle à la région, un lieu où il a enseigné pendant 28 ans, Robert Patrick Girard donnera un concert à la cathédrale de Chicoutimi, demain, à l'occasion du dernier programme de la série estivale. En plus d'accompagner la soprano Hélène Guilmette, il livrera quelques pièces en solo, dont un joyeux clin d'oeil à Beethoven.

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Daniel Coté
Le Quotidien

Le dernier concert d'orgue donné cet été, à la cathédrale de Chicoutimi, sera exceptionnel à plus d'un titre.

D'abord, il faut préciser que cet événement aura lieu un lundi, soit demain à 20h, afin de ne pas entrer en conflit avec le Festival international des Rythmes du monde. Plus important encore, il mettra en vedette la soprano Hélène Guilmette, qui vient de faire ses débuts à Carnegie Hall en compagnie des Violons du Roy.

Le responsable de sa venue est l'organiste Robert Patrick Girard. Lui qui réside désormais à Québec, après avoir enseigné pendant 28 ans au Conservatoire de musique de Chicoutimi, a joué avec la chanteuse en 2004, à la faveur d'une sortie à Rimouski.

«C'était avant sa participation au Concours Reine Élisabeth de Belgique et nous avions présenté des pièces qui devaient être interprétées là-bas. Comme ça s'est bien passé pour elle (la soprano a hérité du deuxième rang), Hélène dit que ça lui a porté bonheur», a raconté le musicien mardi, au cours d'une entrevue téléphonique accordée au Progrès-Dimanche.

Même si elle revient tout juste d'un séjour en France, ce qui lui a donné l'occasion de travailler à Lyon, de même qu'à Orange, lors d'un concert donné par l'Orchestre de Radio-France, Hélène Guilmette a concocté un menu à la fois original et ambitieux, susceptible de rejoindre une large palette de sensibilités.

«On aura une chanteuse extraordinaire et son programme sera spécial, annonce Robert Patrick Girard. Elle fera du Haendel, Youkali de Kurt Weil, Les filles de Cadix, une oeuvre de Delibes, ainsi qu'une petite valse, un genre de musette intitulée La robe de lune.»

On note également une oeuvre de Rodrigo, mais pas celui du Concerto de Aranjuez. «Ce sont trois chansons écrites pour le piano et qui marchent bien à l'orgue. Elles sont empreintes de délicatesse», décrit le musicien. Il a aussi trouvé la façon d'aborder Trois jours de vendange de Reynaldo Hahn, un autre titre que l'organiste fréquentera pour la première fois.

Un Beethoven décoiffant

Robert Patrik Girard connaît le Casavant de la cathédrale sur le bout des doigts. L'instrument lui plaît en raison de ses 60 jeux, des possibilités sonores qui ont été grandement améliorées lors de la restauration conduite à l'époque où il résidait à Chicoutimi.

«Il sonne bien. Les basses sont bonnes. Les mixtures aussi», résume l'ancien professeur. C'est donc avec confiance qu'il s'attaquera à des compositions qui n'ont jamais été intégrées à ses concerts, dont la Fantaisie en sol de Bach, que l'homme compare à une cathédrale, à un vitrail chargé, en référant à la densité de la partie médiane.

Une adaptation de l'adagio du Concerto numéro 23 de Mozart sera également servie aux mélomanes. Le défi consiste à rendre l'oeuvre aussi intéressante qu'au piano, avance Robert Patrick Girard, qui anticipe aussi avec plaisir le moment où il proposera un titre de Laprida, Florinda. De l'orgue aux accents sud-américains? Ça existe et il paraît que c'est amusant.

Son morceau de bravoure sera d'une nature encore plus particulière: My Beethoven rag für organ. Cette drôle de chose écrite par l'Allemand Andras Willscher, en 1955, fera sourire le public qui reconnaîtra des bouts de Für Elise, de l'Hymne à la joie, de la Pathétique et, pour conclure, de la Toccate de Widor.

«Nous cherchons à démocratiser l'orgue en le ''déguindant'' et cette composition complètement éclatée cadre bien dans le contexte d'un concert d'été. Il faut penser au fait que dans l'église, il y aura des mélomanes avertis, mais aussi des novices. L'idée, c'est de faire vivre à tout le monde une joyeuse soirée», fait observer Robert Patrick Girard.

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