Serge Boily

Lancé par les bélugas

Le sculpteur Serege Boily devant la fontaine de... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Le sculpteur Serege Boily devant la fontaine de ses bélugas.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

Les sculptures de la fontaine des bélugas sur la Zone portuaire à Chicoutimi ont lancé la carrière de l'artiste Serge Boily en 1992. Depuis plus de 20 ans, cette oeuvre apparaît comme la signature de la ville et se retrouve sur les photos des touristes qui visitent la région de partout dans le monde. Après toutes ces années, l'oeuvre résiste au temps et accueille les enfants qui veulent se rafraîchir les jours de canicules.

«C'est resté beau après tout ce temps. C'est une belle fierté, je l'avoue», concède le sculpteur que le Progrès-Dimanche a rencontré cette semaine par une belle journée ensoleillée à proximité de l'oeuvre public la plus visitée de Saguenay.

Serge Boily se souvient de la polémique entourant la réalisation de cette oeuvre. «Il y avait eu un appel d'artistes pour réaliser une oeuvre à l'époque, mais je n'avais pas soumis ma candidature et c'est un autre sculpteur qui avait été retenu. À la même période, un employé de la ville avait vu une de mes sculptures en pierre et en aluminium représentant un béluga d'une longueur de six pieds lors de ma première exposition à la Galerie d'art La Corniche. Il a dit c'est exactement ça qu'on veut pour la fontaine de la Zone portuaire», raconte l'artiste dont la carrière a pris un véritable envol à partir de ce moment.

Serge Boily a réalisé une dizaine d'oeuvres publiques au cours des 25 dernières années. Il avoue cependant que Les baleines de Chicoutimi sont de loin les plus populaires. «Je viens régulièrement la voir. Mes deux filles habitent à Saguenay et j'en profite pour faire un petit détour pour voir si l'oeuvre vieillit bien», dit-il.

Serge Boily aime bien sculpter des baleines et des bélugas. C'est d'ailleurs en raison d'une campagne de financement pour adopter un béluga que l'idée lui est venue de représenter artistiquement le cétacé. «J'ai un ami qui récoltait de l'argent pour adopter un béluga pour 5000 $. Je trouvais ça aberrant de demander aux gens de contribuer financièrement pour sauver une espèce qui était menacée en raison des activités industrielles. Je me disais que c'était les compagnies qui devraient payer pour sauver l'espèce», dénonce encore aujourd'hui celui qui utilise l'aluminium et la pierre comme des symboles de dualité. Il avoue que son enfance passée au Yukon l'a toujours gardé proche de la nature.

Les sculptures de Serge Boily voyagent aujourd'hui partout dans le monde. Le fameux béluga qui a inspiré l'oeuvre de la Zone portuaire a été acheté par la compagnie McCain et trône d'ailleurs dans le hall d'entrée d'une succursale de la compagnie à Chicago.

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