Fonctions inédites

La fin d'un cheminement

Gabrielle Boucher invite le visiteur à rentrer dans... ((Photo Le Quotidien, René Bouchard))

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Gabrielle Boucher invite le visiteur à rentrer dans un réfrigérateur qui donne accès à un corridor au bout duquel se cache plusieurs portes.

(Photo Le Quotidien, René Bouchard)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Une invitation à voir l'objet autrement, à lui découvrir une nouvelle poésie, un nouveau sens. Voilà ce que propose Gabrielle Boucher avec l'exposition Fonctions inédites présentée à la galerie Langage Plus d'Alma.

L'exposition marque la fin de son cheminement à la maîtrise en art à l'Université du Québec à Chicoutimi et elle convainc Jocelyne Fortin, directrice générale de Langage Plus, que l'artiste est promue à un bel avenir. «C'est une jeune artiste prometteuse», affirme-t-elle d'emblée en regardant Jardin fleuri, un tableau réunissant 25 assiettes de porcelaine dans du plâtre. «Les soucoupes rappellent l'enfance. C'est une merveilleuse façon de présenter notre patrimoine.»

Par ses tableaux et ses installations, Gabrielle Boucher parvient à sortir les objets de leur code habituel, à leur donner une nouvelle interprétation.

Dès l'entrée dans la salle d'exposition, une immense cascade attire le regard. D'abord convaincu qu'il s'agit d'un long tissu, le visiteur en s'approchant, découvre qu'il est question de papier hygiénique, «40 mégas rouleaux» précisément. Cousus les uns aux autres, ils donnent forme à Cascade «Doux partout», une oeuvre de 110 pieds de long. Suspendue au plafond, la longue chute blanche se transforme au sol en écume. «Qu'elle soit d'océan ou d'émotions», décrit l'artiste.

Une baignoire sur pied trône au centre de la salle. L'artiste a récupéré ses cheveux dans sa brosse pendant des mois afin d'en faire des fleurs. Le résultat était, semble-t-il, fort intéressant. Le temps et l'eau du bain ont eu raison de l'oeuvre que l'artiste s'affaire à reconstituer.

L'artiste incruste des objets du quotidien dans des tableaux de plâtre. Ils sont parfois utilisés davantage pour leur forme, d'autre fois pour leur signification.

L'exposition de Gabrielle Boucher est dotée d'un aspect ludique. Dans Grand ménage, le visiteur est invité à mettre son doigt dans un trou qui fait référence au vide et qui du coup, fait démarrer un aspirateur.

Un peu plus loin, un réfrigérateur fait office de porte donnant accès à un corridor. Tout au bout, plusieurs portes se dressent devant le visiteur, évoquant les choix qui se posent devant nous. Une installation qui fait référence à la prise de risques.

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