Spectacle hommage à Ivonick Desbiens

Neuf décennies de musique

Le jeune Ivonick Desbiens a commencé à jouer... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le jeune Ivonick Desbiens a commencé à jouer du violon en 1935 à l'âge de 10 ans. Le garçon a grandi dans un milieu musical alors que ses parents étaient musiciens (la rue Juliette Fortin à La Baie a été nommée en l'honneur de sa mère).

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

Le jeune Ivonick Desbiens a commencé à jouer du violon en 1935 à l'âge de 10 ans. Le garçon a grandi dans un milieu musical alors que ses parents étaient musiciens (la rue Juliette Fortin à La Baie a été nommée en l'honneur de sa mère). Le père de famille qui a élevé six filles a grandi avec ses cinq soeurs. Inutile de préciser que sa vie a été entourée de féminité.

À l'âge de 15 ans, il a fait un stage au sein de l'Orchestre symphonique du Saguenay avant de joindre la fanfare de Port-Alfred. «Un joueur de violon dans une fanfare n'est pas très à sa place. On m'a donné un trombone et ensuite une clarinette, un système Albert qui n'a pas beaucoup de clés», se souvient l'homme de 89 ans en pleine forme avec toute sa lucidité, rieur et sans hésitation dans la voix.

«J'aimais ça à mort la fanfare. Ça me permettait de voyager, on allait partout. C'était l'époque où les corps de tambours et clairons étaient très populaires», relate celui qui a fait de la clarinette son instrument de prédilection durant toute sa carrière en plus du saxophone.

Après quatre années de fanfare, Ivonick Desbiens a formé son big band musical qui a rapidement été reconnu dans le milieu. Dans les années d'après-guerre, chaque hôtel et restaurant de la région avait leur groupe musical.

«Nous jouions sur demande et à cette époque on pouvait donner jusqu'à 12 concerts différents dans le temps des Fêtes. Nous organisions de superbes soirées dansantes avec des pièces de swing inspirées des grands noms du jazz comme Glenn Miller et Benny Goodman. Quand tu as connu ça, le public, tu ne peux plus t'en passer», confie-t-il.

«À cette époque, les salles étaient toujours pleines», raconte le musicien qui regrette un peu ces belles années qu'ils se rappellent avec nostalgie. «Les gens savaient danser dans ce temps-là», ajoute-t-il avec un sourire en coin.

Pour ce qui est de la musique d'aujourd'hui, Ivonick Desbiens commente en disant: «Ils font bien leur possible, mais ce n'est pas mélodique. J'ai assez de belle musique à écouter ici à la maison », laisse savoir la légende qui a épousé Jacqueline Harvey, en 1940, une femme de théâtre et de lettres qui chantait également.

Les ensembles musicaux d'Ivonick Desbiens ont toujours compté d'excellents musiciens. «J'étais pigiste et quand je recrutais des musiciens c'était toujours ceux qui faisaient partie des meilleurs groupes qui venaient jouer avec nous», fait-il remarquer. Le père de famille a eu aussi la chance d'avoir quatre de ses filles qui faisaient partie de sa formation musicale.

L'époque des formations musicales a disparu avec l'arrivée des disco-mobiles dans les années 70. Même face à ce nouveau phénomène, Ivonik Desbiens a continué à donner des concerts - son dernier remonte à l'an 2000 - tout en étant propriétaire de son commerce d'instrument de musique.

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