Sylvie Marcoux et Abby

De Lac-Bouchette à Saint-Là-Là-du-Bout-du-Monde

Sylvie Marcoux vient de sortir Abby, le deuxième... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Sylvie Marcoux vient de sortir Abby, le deuxième épisode d'une série lancée par Zack.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Sylvie Marcoux vient de lancer un livre jeunesse qui se déroule à Saint-Là-Là-du-Bout-du-Monde, l'histoire de trois jeunes qui organisent un carnaval d'hiver avec la complicité de quelques aînés. Publié chez Dominique et Compagnie, cet ouvrage, le deuxième de la série inaugurée par Zack, fait écho à une réalité avec laquelle l'auteure est familière.

«On s'inspire de ce qu'on a vécu. Le village dont il est question dans Abby, ça pourrait être n'importe quelle communauté de 2000 habitants et moins qui se trouve dans la région. C'est juste un peu plus gros que Lac-Bouchette, l'endroit où j'ai grandi», précise celle qu'on connaît aussi à titre de directrice générale du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le nouvel ouvrage s'adresse aux lecteurs âgés de huit ans et plus. Il montre comment Abby, Zack et Charlot ont monté leur projet un peu fou. En filigrane, on voit poindre des notions de coopération et de politesse chères à l'auteure. «Sans être moralisatrice, j'aime partager des valeurs», explique Sylvie Marcoux.

On a évoqué son enfance à Lac-Bouchette, qui était le théâtre d'un festival hivernal. Ce ne fut pas l'unique modèle, cependant. «Il y avait du patinage et de la glissade chez nous, mais pour le concours de sculptures, j'ai pensé à Saguenay en neige. L'atmosphère, elle, est proche de ce que j'ai vu à Rivière-Éternité», fait observer l'auteure.

Pour le plaisir

Deux autres livres compléteront la série. Le prochain se penchera sur le cas de Charlot, un garçon légèrement troublé dont, semble-t-il, on percera le mystère. Cet épisode devrait sortir en 2016, prélude au chapitre final qui se moulera au destin de Kathou.

«L'éditrice Sylvie Payette voulait que je fasse un livre par an, mais ça n'a pas été possible avec Abby, qui en a pris deux. J'ai été accaparée par le 50e anniversaire du Salon du livre et après avoir perdu mes deux parents, j'ai cessé d'écrire pendant six mois. Je n'arrive pas à produire quand ça ne va pas bien», mentionne Sylvie Marcoux.

Elle raconte que c'est en 2001, bien modestement, que son premier ouvrage a vu le jour. Il s'agit du premier des deux tomes de la série Anaïs, publié à son compte après avoir été créé à l'intention de ses filles. La surprise fut de le voir remporter le prix Jeunesse au Salon du livre de 2002 où, il importe de le souligner, l'auteure n'assumait aucune fonction.

Une seconde série destinée aux filles, Victoria, a donné lieu à trois épisodes publiés par les Éditions du Phoenix. À la fin de ce cycle, Sylvie Marcoux a eu la nette impression que son cheminement créatif était terminé. Il y a eu une période de flou avant que son imagination se laisse porter par Zack.

«Je me disais que peut-être, je serais plus utile dans la promotion des livres, mais en même temps, j'étais en deuil de mes personnages. J'ai alors eu l'idée de parler des garçons et comme le premier épisode a bien fonctionné, je reviens avec un deuxième, affirme la romancière. Je ne rêve pas de vivre de l'écriture, par contre. Je vois ça comme un plaisir.»

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