50 spectacles d'humour en tournée

L'hégémonie du rire

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Louise Richer, directrice générale de l'École nationale de l'humour.

(PHOTO LA PRESSE, OLIVIER PONTBRIAND)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

L'humour domine les scènes du Québec cette année avec plus de 50 spectacles en tournée, du jamais-vu dans les arts de la scène dans la belle province. Ce phénomène se traduit dans toutes les régions du Québec, une véritable vache à lait pour les diffuseurs.

Les autres artistes de la scène le disent à mot couvert, mais il n'y en a que pour l'humour dans la vente de billets de spectacles. «Oui c'est beaucoup, mais il y a de la demande. C'est sans compter que les ''blockbusters'' comme Martin Matt, Patrick Huard et Jean-Michel Anctil ne sont pas en tournée cette année», a commenté Louise Richer, directrice de l'École nationale de l'humour (ENH) où ont été formées les principales vedettes qui montent sur les planches du comique ces dernières années.

La directrice, dont l'école célèbre ses 25 ans d'histoire cette année, ajoute «qu'en plus des spectacles d'humour il faut ajouter les nombreuses soirées humoristiques qui se multiplient aux quatre coins du Québec, les festivals, comme Juste pour rire et les nombreuses capsules Internet qu'on retrouve sur les médias sociaux. Ajoutez à cela les nombreuses ligues d'improvisation qui s'agitent dans toute les régions et dans la plupart des écoles secondaires, ça représente de nombreux adeptes du rire», porte à constater Louise Richer.

«Il y a effectivement une effervescence pour l'humour au Québec et ça coïncide avec la naissance de l'École de l'humour», concède la directrice.

Louise Richer fait remarquer cependant que les acteurs de l'humour ont su développer leur clientèle et les fidéliser avec les années. «Il y a des spectateurs pour l'humour décapant comme le font Guillaume Wagner, Jean-François Mercier, Mike Ward ou Maxime Martin; il y a des spectateurs pour des raconteurs comme Michel Barrette, Jean-Marc Parent ou Fred Pellerin; il y a aussi un public pour l'humour plus doux comme Jean-Michel Anctil, Mario Jean et Louis-José Houde, pour ne nommer que ceux-là», fait valoir celle qu'on considère comme la maman des humoristes.

Un programme très contingenté

Chaque année, l'ENH reçoit plus de 175 demandes d'inscription pour son programme Création humoristique d'une durée de deux ans et 75 demandes pour le programme Écriture humoristique d'une durée d'un an et demi. «Nous acceptons seulement 12 candidats par année dans chacun de nos deux programmes. J'ai toujours été intransigeante sur le nombre d'élèves. Nous sommes un organisme à but non lucratif financé à 38% par des fonds publics», dit-elle, rappelant que le taux de placement est de 81%.

Louise Richer fait une mise en garde cependant et rappelle que «comme dans des biens des domaines, il y a des cycles et que la bonne vieille loi du marché finira par s'appliquer pour laisser la place aux meilleurs» et les meilleurs sont pour la plupart des produits de l'ENH, qui diplôme en moyenne deux vedettes par promotion qui mettent généralement cinq à six ans pour se tailler une place enviable dans l'industrie du rire.

Ce soir, la chaîne ICI ARTV diffuse le Gala de l'École nationale de l'humour pour souligner ses 25 ans d'histoire. Le spectacle réunira les plus grands noms de l'humour québécois qui sont passés par l'École. François Morency anime cet anniversaire composé de numéros inédits rassemblant d'illustres et futurs illustres humoristes.

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