Festival jazz et blues de Saguenay

John Hammond, une vie dans le blues

Le bluesman John Hammond chante en s'accompagnant à... ((Courtoisie))

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Le bluesman John Hammond chante en s'accompagnant à la guitare et à l'harmonica, ainsi que le constateront ceux qui se pointeront au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi le 17 avril. Il interprète ses compositions, en plus de reprendre quelques classiques du répertoire.

(Courtoisie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

Il y aura 150 ans d'expérience sur la scène, juste en comptant les têtes d'affiche, au prochain Festival jazz et blues de Saguenay. La présence du Blues Hall Of Fame Tour au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, le 17 avril, donnera accès à un large pan de l'histoire du blues grâce à la participation de James Cotton, Charlie Musselwhite et John Hammond.

Le premier ne joue que de l'harmonica depuis que sa voix s'est éteinte. Le deuxième chantera aux côtés des membres de son groupe, tandis que le troisième larron fera tout ça, en plus de s'accompagner à la guitare. C'est le seul Blanc du lot, mais son admission au Temple de la Renommée du Blues, en 2011, montre qu'il fait partie de la famille.

«D'habitude, je commence en interprétant trois ou quatre pièces en solo. Puis, James me rejoint sur la scène. On joue ensemble et Charlie prend le relais avec ses musiciens. On travaille avec eux à tour de rôle jusqu'à la finale à laquelle tout le monde participe», a relaté John Hammond récemment, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Progrès-Dimanche.

Il arrive au trio de fermer les livres sur Got My Mojo Workin', ce qui correspond au voeu de James Cotton, un vieux complice du grand Muddy Waters. On n'en fait pas un absolu, toutefois. Le répertoire est si vaste et ces vétérans le connaissent à l'endroit et à l'envers.

De vieux complices

C'est une agence de San Francisco qui a eu l'idée de réunir les trois interprètes, un réflexe naturel parce qu'ils se trouvaient alors sous son aile. Sa dissolution a retardé le projet, mais le concept était trop bon pour demeurer dans les limbes. Le groupe qui s'occupe de Charlie Musselwhite l'a ainsi repris à son compte.

«Je connais moins James. On se voyait juste à l'occasion. Par contre, j'ai rencontré Charlie pour la première fois en 1961, à Chicago. Lui et Mike Bloomfield m'ont ensuite rejoint à New York en 1964. Charlie a joué sur l'un de mes albums, So Many Roads, ce qui lui a permis de décrocher un contrat chez Vanguard», raconte John Hammond.

Lui-même était venu au blues à force d'écouter une station de Nashville dont le signal était assez puissant pour atteindre le Big Apple, où il a grandi. C'était dans les années 1950 et ses premières idoles furent Howling Wolf et l'incontournable Muddy Waters.

Les disques ont complété son éducation, le branchant sur le légendaire Robert Johnson, ainsi que Blind Willy McTell, Lightinin' Slim et plein d'autres artistes pour qui on n'a pas fait résonner les trompettes de la renommée. «Le blues est une musique tellement honnête, plaide-t-il. Elle touche au pouls des gens, à leurs problèmes et leurs émotions.»

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