Une exposition pour les 40 ans de la compagnie

La Pulperie accueille les Amis de Chiffon

Rémi Lavoie, directeur-adjoint de la Pulperie, accompagne les... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Rémi Lavoie, directeur-adjoint de la Pulperie, accompagne les artisans de l'exposition 40 ans d'émerveillement devant le module consacré aux tournées effectuées par les Amis de Chiffon. À ses côtés, on remarque la directrice générale de la compagnie, Hélène Dallaire, Claude Tremblay, la scénographe Mylène Leboeuf, la directrice artistique Jeannot Boudreault et l'historien Éric Tremblay.

(Photo Jeannot Lévesque)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Trois modules pour évoquer 40 ans d'émerveillement, une exposition présentée à La Pulperie de Chicoutimi à compter du 21 décembre. On devine l'ampleur du défi qu'a posé ce projet piloté par le musée, conjointement avec le Théâtre des Amis de Chiffon. L'histoire de cette compagnie est riche, autant que ses archives, ce qui a amené l'équipe à effectuer des choix déchirants.

Ce que découvriront les gens qui se pointeront dans le hall d'entrée de l'Édifice 1921, ce sont trois dimensions de la vie d'une institution régionale, l'une des plus anciennes du genre au Québec. Spécialisée dans le théâtre pour enfants, une orientation à laquelle elle est demeurée rigoureusement fidèle, ses productions ont rayonné partout au Québec et même au-delà.

Le premier module aborde son histoire, qui commence à Alma en 1974. Les Amis de Chiffon ont été fondés par trois étudiantes du collège, de retour d'un voyage d'études en France. Cinq ans plus tard, la compagnie migrait à Chicoutimi, d'abord au centre-ville, puis dans le secteur Rivière-du-Moulin où avait été aménagée une charmante salle de 60 places.

C'était bien avant son arrivée au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi, où sont élaborées les nouvelles créations. Étalé sur un an, ce processus auquel le public n'a pas accès constitue le thème du deuxième module, consacré à la fabrication des décors et des marionnettes.

«On part d'un dessin, puis on produit un moulage en silicone avant de créer la version finale de la marionnette», décrit la directrice artistique Jeannot Boudreault. Malgré l'espace réduit, on peut s'imaginer à la place des artisans. On devine la somme de travail, notamment de remue-méninges, qu'ils doivent déployer avant que les interprètes foulent la scène pour la première fois.

Le pouls de la société

Le troisième module aborde la vie nomade des Amis de Chiffon. La plupart du temps, en effet, la compagnie oeuvre à l'extérieur de ses quartiers, ce qui nécessite beaucoup d'ingéniosité. Elle a même poussé une pointe dans l'ex-Yougoslavie au milieu des années 1980, avec la pièce La puce à l'oreille.

«J'ai trouvé ça spectaculaire, vraiment pas banal. À une époque où l'ordinateur commençait à peine à entrer dans les maisons, la compagnie a écrit là-dessus. J'ai d'ailleurs remarqué que ses spectacles suivaient fréquemment les courants sociaux», a relevé l'historien Éric Tremblay, qui dit avoir découvert «un monde fascinant» en effectuant des recherches pour 40 ans d'émerveillement.

Il parle d'une mise en scène muséale en référant à l'aménagement des modules construits par Jean Rasmussen, une opinion que partage la scénographe Mylène Leboeuf. Elle a dû concevoir des genres d'îlots, visibles à 360 degrés et faciles à déplacer parce que l'exposition deviendra itinérante après son séjour à La Pulperie. «Il a fallu trouver un support polyvalent», résume la jeune femme.

Des articles insérés dans le premier module, ainsi que des photographies, de vieilles affiches et des vidéos, donnent un aperçu des oeuvres qui ont fait la réputation des Amis de Chiffon. On peut toutefois avancer, sans risque de se tromper, que les vedettes de 40 ans d'émerveillement seront les marionnettes.

Épousant fréquemment des couleurs vives, elles comprennent le flamboyant hippocampe de L'éclaireur, le roi des Trois cheveux d'or, un Indien ayant connu son heure de gloire dans Les 4 vents, une production de 1976, sans parler du nain Atchoum et la belle-mère qui ont joué dans Blanche-Neige et les 7 nains, l'un des premiers spectacles de la compagnie.

«Nous voulions que les enfants se sentent interpellés et c'est pour cette raison qu'ils verront les marionnettes de très près. Le coup d'oeil est magnifique. Les couleurs ressortent», constate la directrice générale des Amis de Chiffon, Hélène Dallaire. Elle qui avait contacté La Pulperie au printemps, afin de soumettre le projet de cette exposition, la définit comme un beau clin d'oeil aux familles.

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