Jean-Marie Laberge présente une exposition rétrospective

Autoportrait d'un artiste heureux

Voici un artiste heureux, fier de ses réalisations... ((Photo Rocket Lavoie))

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Voici un artiste heureux, fier de ses réalisations récentes et lointaines, ce dont témoigne sa rétrospective présentée jusqu'au 2 novembre, à l'Espace Maestria de Chicoutimi. On y trouve plusieurs sculptures et quelques tableaux, dont cette reproduction d'une oeuvre de Renoir produite lors de ses études à Londres.

(Photo Rocket Lavoie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Même s'il peine à tenir en place, que son esprit bouillonnant le projette constamment vers l'avenir, Jean-Marie Laberge s'arrête le temps d'une mini-pause, jetant un oeil sur l'exposition Avec les mains du coeur qu'il présente jusqu'au 2 novembre, à l'Espace Maestria de Chicoutimi (18 rue Racine est).

«Je suis allé au maximum de mes capacités», laisse-t-il échapper au milieu de la salle où sont rassemblées une centaine de ses oeuvres. Derrière lui, on voit se profiler l'une de ses plus anciennes réalisations, la reproduction hyper-fidèle d'une toile de Renoir qui était accrochée à la National Gallery de Londres. Ça remonte au temps de ses études au John College School of Art, en 1967.

Près de lui, le long du corridor qu'empruntent les visiteurs après avoir franchi la porte d'entrée, on remarque des sculptures faites de bois nu, ainsi que d'une matière résineuse dont la blancheur évoque le marbre. Ce sont les oeuvres les plus récentes du Chicoutimien dont la réserve d'audace n'est manifestement pas épuisée, comme en témoigne son ingénieux Quatuor à cordes (voir autre texte).

On le sent fier d'avoir préservé une certaine fraîcheur, lui qui fait carrière depuis un demi-siècle et qui affiche 80 ans au compteur. Les cheveux ont blanchi, mais son regard est demeuré vif, autant que ses gestes et ses paroles, qui suivent à peine le flot de sa pensée. À l'évidence, sa rétrospective, la première depuis 1976, ne marque qu'une étape dans son cheminement. On est encore loin du mot FIN.

«Je suis reconnaissant envers la nature qui m'a donné un don, en même temps que la santé. Comme je ne peux pas rester une semaine à ne rien faire, j'ai encore plein de projets», assure Jean-Marie Laberge qui, depuis quelques années, partage son temps entre la sculpture et la peinture à l'huile.

Il y reviendra sous peu, mais pas avant de savourer cette exposition que le public peut visiter tous les jours, de 13h à 17h. Elle le montre faisant ses gammes à Londres et Washington, où il a complété une maîtrise à la Catholic University. Aux toiles de facture classique ont succédé des oeuvres abstraites, le temps que le peintre et sculpteur trouve sa manière à lui, servie par une technique irréprochable.

Vinrent ensuite l'âge du bronze, puis celui de l'aluminium, les années d'enseignement et celles de la retraite, avec pour dénominateurs communs la créativité artistique et le soutien indéfectible de son épouse Marguerite Lapointe. On ne voit sa signature nulle part, mais son esprit imprègne l'exposition, autant que la vie de son vieux complice. «Elle a été indispensable», confirme Jean-Marie Laberge.

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