Loreena McKennitt revient dans la région

Des chansons, des voyages, des histoires

Loreena McKennitt reviendra au Saguenay le 19 octobre,... ((Courtoisie))

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Loreena McKennitt reviendra au Saguenay le 19 octobre, à la faveur d'un spectacle au caractère intimiste.

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) «Je n'ai pas fait une chose comme celle-là depuis les années 1980», affirme Loreena McKennitt. S'exprimant il y a quelques jours, à la faveur d'une entrevue téléphonique accordée au Progrès-Dimanche, la chanteuse ontarienne fait allusion à la tournée intimiste The Stories Behind the Songs, laquelle s'arrêtera le 19 octobre à 19h, au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi.

C'est l'une des 12 soirées pendant lesquelles elle se produira en compagnie du guitariste Brian Hughes et de la violoncelliste Caroline Lavelle, une formation moins imposante que celles qui avaient fait escale au Théâtre du Palais municipal de La Baie en 2007 et 2012. L'artiste raconte que c'est le succès de l'album The Visit, sorti en 1991, qui l'avait poussée à complexifier sa musique.

«À partir de ce moment, j'ai ajouté plein d'instruments afin d'enrichir la texture des chansons, explique Loreena McKennitt. Je sais toutefois que les personnes qui m'ont connue avant appréciaient la simplicité qui caractérisait mes spectacles. C'est pour cette raison que le son sera différent, cette fois, plus canalisé, et que nous ferons des pièces qui n'ont pas été jouées depuis un certain temps.»

Elle donne l'exemple de Samain Night, un extrait de Parallel Dreams. «C'est le genre de titre qui disparaît du paysage sans qu'on sache pourquoi», note l'artiste à propos de cette chanson créée il y a 25 ans. Il faut dire qu'avec ses huit albums originaux, la dame ne manque pas de matériel afin d'illustrer de quelle manière la musique celtique a coloré son oeuvre.

Des récits de voyages

On associe Loreena McKennitt à la harpe, son instrument de prédilection, tout en gardant le souvenir d'une voix plus douce que douce, quasiment éthérée. L'auditeur distrait pense alors au versant romantique de l'Irlande, celui qui se situe aux antipodes des chansons à boire, et il a raison. En partie.

Ce qu'on sait moins, c'est que cette artiste mène des recherches sur les Celtes depuis plus de 30 ans, ce qui l'a conduite bien loin de Dublin. Ce peuple avait l'âme voyageuse, en effet. On l'a vu essaimer jusqu'en Inde, où la chanteuse a séjourné pendant trois semaines en 2013. Un album faisant écho à cet étonnant maillage verra le jour dans les prochaines années.

«J'ai commencé à m'intéresser aux déplacements des Celtes à la suite d'une exposition présentée en 1981, à Venise. Ils sont partis de la côte ouest de l'Irlande pour traverser l'Europe et le Moyen-Orient avant d'aboutir en Mongolie et grâce à ça, une porte incroyable s'est ouverte pour moi. Au lieu de reprendre des airs traditionnels, j'ai décidé de composer mes propres musiques», confie Loreena McKennitt.

Elle qui dévore les récits de voyages aime à croire que ses albums constituent l'équivalent sonore de ces livres. «J'imagine qu'ils jouent un rôle similaire aux ouvrages de Paul Theroux ou à celui (de Jeremy Seal) qui raconte l'histoire de la Turque en prenant un fez comme point de départ», énonce la chanteuse.

Profitant du caractère intimiste de la tournée, Loreena McKennitt abordera ces questions et toutes celles que le public aura le goût de lui soumettre à la fin de son spectacle. De la littérature aux migrations des Celtes, ce qui comprend les joies et les souffrances vécues à Grosse-Île, point de chute de milliers d'Irlandais au Québec, l'éventail est suffisamment large pour meubler un bout de la soirée.

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