Branches et bûches deviennent farfadets et sentinelles

L'art nature d'Omer Moisan

Omer , peintre paysagiste de Chicoutimi a répondu... ((Photo Michel Tremblay))

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Omer , peintre paysagiste de Chicoutimi a répondu à l'appel de la nature cet été en cueillant dans la forêt des morceaux de bois pour reproduire des installations sur le terrain de sa résidence ayant pignon sur la rue de Sales.

(Photo Michel Tremblay)

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Roger Blackburn
Le Quotidien

(Chicoutimi) Omer , peintre paysagiste de Chicoutimi a répondu à l'appel de la nature cet été en cueillant dans la forêt des morceaux de bois pour reproduire des installations sur le terrain de sa résidence ayant pignon sur la rue de Sales.

Vue de la rue, le passant se demande à de quoi il s'agit en voyant des branches d'arbre, des bois de grève et des pierres qui se dressent devant la résidence. L'artiste de 85 ans, qui a fait carrière comme professeur et directeur d'école à Dolbeau-Mistassini, a monté une dizaine d'installations inspirées par la nature.

«Je me promène en forêt et je ramasse des éléments de la nature et je les ramène ici dans le but des les utiliser le plus naturellement possible dans une création artistique», indique l'artiste. Initié au début de l'été, la démarche s'inscrit dans l'imaginaire et ce que la nature veut bien offrir.

Des arbrisseaux plantés dans le sol deviennent des sentinelles, des souches d'arbre deviennent des oiseaux, des arbres morts grisonnants deviennent des fantômes, des racines s'imposent comme les cheveux d'une fée, des bouts de branches représentent des farfadets alors que des bouts de bois grugés par les castors sont assemblés pour devenir une crèche.

L'idée de ces installations lui est passée par la tête cet été alors qu'il a vu une photo dans un journal d'un cheval réalisé avec des morceaux de bois trouvés en pleine nature.

«Je passe beaucoup de temps dans le bois, j'aime ça, et depuis le début de l'été mon regard se jette sur ce que peut m'offrir la nature pour créer des oeuvres. J'ai une installation qui représente des monstres. Les pièces de bois sans aucune modification montrent des visages, des mâchoires, des expressions. Je les ramasse pour les exposer», raconte l'artiste.

Son attirance pour les morceaux de bois a commencé il y a quelques années alors qu'il fabriquait des crèches. Il en possède près d'une centaine sous son abri d'auto dont une construite avec de l'écorce de chêne de liège importé d'Europe.

«Cet hiver, je vais réaliser une grande crèche sur le terrain. Je ne sais pas si les créations vont résister à l'hiver, mais on verra», laisse tomber l'artiste qui continue à peindre des toiles à la spatule.

Dans sa galerie d'art aménagé à l'intérieur de la maison, le peintre y a accroché une trentaine de toiles et une critique encadrée de l'ancienne journaliste aux arts du Quotidien, Christiane Laforge, qui avait qualifié Omer Moisan d'un de nos meilleurs paysagistes.

L'homme rempli d'imagination assure que quelques passants s'arrêtent à l'occasion pour admirer ses créations et qu'il se fera un plaisir de discuter avec ceux qui auront le temps d'admirer le travail.

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