«La colección» de José Luis Torres

Dans l'antre du collectionneur

La première structure qui attire immédiatement l'attention est... ((Photo Gimmy Desbiens))

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La première structure qui attire immédiatement l'attention est une étrange pile d'objets comprenant notamment des chaises en bois ainsi que des vieux bâtons de hockey.

(Photo Gimmy Desbiens)

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Joël Martel
Le Quotidien

(Alma) Dans l'antre du collectionneur, tout est disposé avec minutie. Un simple déplacement d'objet peut alors créer un chaos dans l'ordre établi. Et c'est justement ce qui se dégage de La colección de José Luis Torres.

En place depuis le 7 février à Langage Plus, l'exposition La colección de l'artiste argentin d'origine José Luis Torres en est aujourd'hui à sa toute dernière journée. Ne vous reste donc que quelques heures afin d'aller à la rencontre d'un univers créatif où les installations ambitieuses proposées ne tiennent souvent qu'à un fil.

Bien avant son passage à Alma, Torres avait fait un appel à tous afin d'avoir sous la main des objets dont le public souhaitait disposer. La réponse fut plutôt satisfaisante et évidemment, l'artiste s'est retrouvé avec une panoplie d'éléments principalement démodés, voire désuets. Après avoir effectué un tri pour en arriver à ce qui s'apparente à une collection plutôt inusitée, l'artiste a donné vie à des installations où tout semble calculé au millimètre près.

Comme Torres a l'habitude de se soumettre à l'environnement dans lequel il expose, la grande salle de Langage Plus où Torres présente La colección n'a pas échappé à la démarche de l'artiste. Ainsi, quasiment chaque particularité de la salle, notamment les poutres ou les recoins de la pièce, dessert l'agencement des différentes installations.

La première structure qui attire immédiatement l'attention est une étrange pile d'objets comprenant notamment des chaises en bois ainsi que des vieux bâtons de hockey. Comme si le temps s'était interrompu, la tour à la fois grotesque et intrigante semble être au moment crucial où toutes les composantes qui la constituent seront assujetties aux lois de la gravité. Véritable expression du point limite où tout s'effondrera, l'installation est non seulement une réussite esthétique, mais d'un point de vue technique, on imagine que Torres a dû encaisser bien des maux de tête avant d'en arriver au résultat final.

De l'autre côté de la pièce, on peut voir un assemblage composé de sphères, d'un patin et d'un réservoir à essence, suspendu à une corde. Bien qu'hétéroclites, une fois réunis, ces éléments forment un tout inexplicablement cohérent.

Enfin, en jetant un regard global de La colección, on remarque aussi que les ombres formées par l'agencement des structures ajoutent une dimension à l'ensemble.

Gageons maintenant que José Luis Torres n'en est pas à son dernier passage à Langage Plus. Des objets inutilisés attendent déjà de s'ajouter à sa collection.

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