Marie-Ève Munger incarne Ophélie dans « Hamlet »

Le Minnesota sous le charme

Marie-Ève Munger et l'excellent baryton Brian Mulligan campent... ((Courtoisie))

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Marie-Ève Munger et l'excellent baryton Brian Mulligan campent les rôles d'Ophélie et d'Hamlet aujourd'hui encore, au Minnesota. Il ont contribué au succès critique et populaire de l'opéra Hamlet, mis en scène par Thaddeus Strassberger.

(Courtoisie)

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Daniel Coté
Le Quotidien

(Chicoutimi) Patrie de Bob Dylan et de Prince, le Minnesota abrite aussi l'une des meilleures compagnies d'opéra des États-Unis. Ses productions sont de calibre international et la toute dernière, le Hamlet d'Ambroise Thomas, ne fait pas exception à la règle. La critique a vanté la mise en scène de Thaddeus Strassberger, ainsi que la qualité des interprètes, parmi lesquels on remarque la Jonquiéroise Marie-Ève Munger.

Encore cet après-midi, la soprano colorature mettra ses pas dans ceux d'Ophélie, une femme dont la psyché fragile résiste mal à la décision d'Hamlet de rompre avec elle. Il s'agira de l'ultime représentation d'un spectacle qui, pour la première fois, lui a permis de renouer avec un personnage qu'elle avait déjà fréquenté. Trois ans après l'avoir apprivoisé à l'Opéra-Théâtre de Metz, en France, la jeune femme a utilisé ce rôle pour se faire un nom dans le Midwest.

« Cette soprano est une personne à surveiller, alors qu'elle produit des sons doux, agréables, à l'intérieur d'un large registre. Elle incarne de façon convaincante une ingénue qui, manifestement, est aux prises avec un problème de santé mentale », a écrit le critique Rob Hubbard sur le site TwinCities.com. Aussi louangeur, son collègue Larry Fuchsberg, du StarTribune, affirme que Marie-Ève Munger passe près de voler le spectacle. Il ajoute qu'elle possède un brillant avenir.

« C'est encourageant de voir que les gens sont heureux, qu'ils apprécient ce qu'on fait », a commenté la principale intéressée mardi, à la faveur d'une entrevue téléphonique accordée au journal. Tout en évitant d'entretenir des attentes exagérées dans la foulée de cette production, la soprano colorature donne à penser qu'on la reverra au sein du Minnesota Opera. À l'évidence, quelqu'un a apprécié son travail.

Loin d'elle-même

Au lieu d'être campée au Danemark, comme dans la pièce de Shakespeare, l'action se déroule quelque part en Europe de l'Est, au temps de la Guerre froide. Ce choix effectué par Thaddeus Strassberger pourrait sembler hasardeux, mais comme l'ensemble de ses décisions, il s'est révélé judicieux, analyse Marie-Ève Munger. « La mise en scène est incroyable, du genre qu'on voudrait tout le temps avoir, énonce la chanteuse. Il y a des trouvailles dans chaque scène, mais ce n'est jamais au détriment de la musique ou des interprètes. »

Elle souligne également le travail du chef d'orchestre Christopher Franklin, le qualifiant d'exceptionnel, et se sent privilégiée de faire partie d'une distribution aussi relevée. En prime, le lieu où le spectacle est présenté, le Ordway Center for the Performing Arts, possède des propriétés acoustiques qui facilitent la vie des interprètes. « La salle est flatteuse pour les voix », résume la soprano.

Plus de détails dans la version papier du Progrès-Dimanche//

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