«Les gens étaient tellement détendus et pourtant, la fouille a été rapide à l'entrée du site. Ça s'est fait dans la bonne humeur», rapporte celle qui, le 26 août, participera au dernier des quatre concerts proposés dans le cadre du Rendez-vous musical de Laterrière.
Ce soir-là, la pianiste s'attaquera à un programme costaud. Elle se joindra aux violonistes Marianne Dugal et Michèle Gauthier-Lekas, aux altistes Luc Beauchemin et Jean-Philippe Tremblay, de même qu'au violoncelliste Sylvain Murray, pour interpréter le Quintette pour piano et quatuor à cordes de Brahms.
Un duo avec Michèle Gauthier-Lekas figure également au menu, soit la Fantaisie de Carmen pour violon et piano de Sarasate. Enfin, l'enseignante au Conservatoire de musique de Saguenay proposera, en solo, une oeuvre de Liszt intitulée Weinen, Klagen. C'est elle qui l'a choisie, en fonction du lieu où se déroulera le concert.
«Ce sont des variations sur un motif de Bach, ce qui cadre bien dans une église. L'oeuvre est assez tourmentée, mais à un moment donné, il y a une plainte. C'est déchirant. À la fin, la paix s'installe par l'entremise d'un choral magnifique», a décrit Jacinthe Couture jeudi, lors d'une entrevue accordée au Progrès-Dimanche.
Le Brahms peut être joué de deux manières. La Saguenéenne l'a fait à deux pianos, de même qu'avec un quatuor à cordes, comme ce sera le cas à Laterrière. «C'est un pilier parmi les quintettes pour piano et il renferme une grande partie consacrée à cet instrument, fait-elle observer. C'est une musique puissante, comportant de grandes orchestrations.»
Laterrière, hier et aujourd'hui
Même si Londres lui a fait vivre de belles expériences, Jacinthe Couture est heureuse de revenir à la maison. En prime, le concert de dimanche prochain marquera son retour au Rendez-vous musical, plus de 20 ans après sa dernière apparition. C'était pendant la première phase du festival qui, on le sait, a fermé les livres avant de renaître il y a cinq ans.
«J'ai été de la toute première édition, qui avait eu lieu à l'école d'équitation. Comme ça se passait plus tôt au mois d'août, il faisait très chaud. En même temps, je trouvais ça beau, puisque j'aime la campagne. C'était une fête», se souvient la pianiste.
Aujourd'hui comme hier, elle voue un grand respect à ceux qui mettent sur pied de tels événements. «Je les admire parce que ce n'est pas simple de s'occuper d'un festival de musique. C'est pour ça que je me sens privilégiée d'y participer», souligne Jacinthe Couture.