Élan de popularité pour le swing

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Alexis Bélanger et Sophie Bédard oeuvrent tous deux... (Photo Jeannot Lévesque)

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Alexis Bélanger et Sophie Bédard oeuvrent tous deux au sein de Saguenay Swing. Ils souhaitent partager leur passion pour ce style de danse avec la population de la région.

Photo Jeannot Lévesque

Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le «vintage» attire. Et le swing ne fait pas exception. Depuis les dernières années, le style de danse connaît un nouvel essor. Et la région suit le mouvement grâce à la présence de Saguenay Swing.

Pas rapides, jupes à pois et chaussures à talons plats, le swing rappelle à l'esprit les vieux films entraînants.

Mais le plaisir de le danser est toujours actuel, et de plus en plus de Saguenéens font fi des années qui ont passé pour s'adonner à l'activité. Plusieurs cumulent même les prix et mentions.

«Le swing est né dans les années 1900 à 1950. Puis, l'intérêt a baissé dans les décennies 60, 70 et 80. Au milieu des années 90, ç'a commencé à remonter. Au Québec, depuis les années 2000, il y a une renaissance. Il y a environ 15 écoles de swing au Québec», raconte Alexis Bélanger, responsable de la promotion de Saguenay Swing.

L'organisme sans but lucratif a été mis sur pied en 2004 par deux passionnés du style de danse. «Ils ont appris cette danse à Québec, puis ils ont voulu partager leur passion en donnant des cours dans la région», raconte Sophie Bédard, présidente de l'organisation qui grossit sans cesse depuis.

«C'est une danse sportive, créative et sociale qui pique la curiosité. Souvent, les gens ont le coup de foudre pour le style et toute l'ambiance autour», explique-t-elle.

Aujourd'hui, six personnes en forment le conseil d'administration. «Nous travaillons tous bénévolement, pour notre passion», affirme-t-elle.

De leur côté, les 12 professeurs de Saguenay Swing se déplacent au gré des demandes. Saguenay Swing a d'abord offert ses services à Chicoutimi. Aujourd'hui, Jonquière est aussi desservie et les responsables espèrent se rendre éventuellement à La Baie.

Les professeurs offrent notamment des cours dans les locaux des Farandoles, à l'UQAC et au Studio Saranar de Jonquière.

«On s'allie avec différentes institutions pour donner les cours sous forme de session», explique Sophie Bédard. Saguenay Swing offre également des ateliers privés et semi-privés.

«Les gens peuvent apprendre n'importe où n'importe quand», souligne Sophie Bédard. «Le swing, ça permet de s'amuser et de se divertir sans attentes.» Si le plaisir est le premier motif pour s'adonner au style de danse, certains Saguenéens s'illustrent de plus en plus au pays.

«On a même un triple champion canadien de jive dans l'équipe de professeurs», souligne Sophie Bédard. Les danseurs de Saguenay Swing participent à des concours de danse partout au Québec.

«Il y a des compétitions aux deux mois dans la province», estime la présidente de Saguenay Swing qui organise aussi ses propres événements annuellement.

En février aura notamment lieu la quatrième édition de Rockabilly 418. «C'est un mélange de soirées, de cours et de compétitions. Normalement, on réunit entre 150 et 200 personnes par soirée. C'est assez populaire comme festival. Des gens de l'extérieur sont ici pour l'occasion», décrit Sophie Bédard. «Des professeurs de niveau national viennent enseigner.»

En attendant, l'organisme tient des soirées au Sous-bois de Chicoutimi, deux mercredis par mois. Après une initiation de 30 minutes, l'activité ouverte à tous se poursuit dans le même esprit jazz et rock n'roll.

Il sera aussi possible de voir les danseurs à l'oeuvre dans le cadre du Festival international des Rythmes du monde. En plus de prendre part au spectacle d'ouverture, des danseurs feront de l'animation sur la zone portuaire de Chicoutimi.

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