Cinq heures de belles trouvailles

Un cabaret Coca-Cola a été mis aux enchères... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

Agrandir

Un cabaret Coca-Cola a été mis aux enchères au profit des Entreprises-Jeunesse samedi.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Des meubles, des antiquités, des oeuvres d'art et plusieurs autres objets ont été vendus à l'encan samedi au profit des Entreprises-Jeunesse. L'organisme à but non lucratif tenait la sixième édition de son événement-bénéfice dont l'objectif consiste à générer des profits d'environ 10 000$.

L'engouement pour l'activité est tel, qu'elle est maintenant organisée deux fois par année ce qui permet d'amasser un montant substantiel, bien que modeste considérant les besoins.

Tout au long de la journée, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies dans la grand Hall de La Pulperie de Chicoutimi où les 182 lots étaient présentés, soit 16 de plus que l'an dernier. L'encan a d'ailleurs été devancé d'une heure, en raison du grand nombre de lots proposés.

«On parle de cinq heures d'encan. C'est un véritable marathon pour l'encanteur. Notre objectif est de vendre pour environ 30 000$. On termine avec un bénéfice du tiers», explique Sonia Lemay, directrice générale des Entreprises-Jeunesse.

Cette année, le public a notamment pu faire l'acquisition d'oeuvres d'Arthur Villeneuve, Jean-Paul Lapointe, Louis Tremblay, Albert Rousseau, René Gagnon, Christian Bergeron et Marcellin Dufour.

Plusieurs antiquités étaient aussi mises à l'encan.

«C'est un encan de qualité», affirme Sonia Lemay. «Un partenaire travaille bénévolement pour nous et se promène partout au Québec pour dénicher les objets», affirme-t-elle. Les dons du public sont également les bienvenus, mais l'organisme n'accepte pas tout. «Chaque lot passe devant un comité qui décide s'il le sélectionne», explique-t-elle.

Pour l'organisme, la qualité des lots est importante.

«Avec la réalité économique, il faut se démarquer. Il y a une demande. Il n'y a pas d'encan du genre dans la région. C'est le fait que ce soit unique en région qui fait le succès de l'activité.»

Un gros engouement

C'est justement l'intérêt du public qui a convaincu Les Entreprises-Jeunesse de faire de l'encan-bénéfice un événement annuel, puis de le tenir deux fois par année, soit à l'automne et au printemps. «La première année, on a mis les meubles qu'on avait au presbytère à l'encan sous un chapiteau dans la cour pour amasser des fonds. On avait reçu une soixantaine de personnes», rappelle la directrice générale. «On s'est rendu compte de l'intérêt. On est installé à La Pulperie qui est un partenaire majeur pour nous depuis la troisième édition. Les gens aiment l'encan, il est attendu. Des gens viennent même de l'extérieur», signale-t-elle.

L'implication des bénévoles permet d'enregistrer des profits intéressants. «C'est en diminuant les coûts d'opération qu'on parvient à faire le tiers des montants amassés en profit. Pour nous, même si 10 000$ c'est beaucoup, c'est une petite graine. Les besoins sont toujours grands. On vise l'autofinancement pour nos commerces, mais on oeuvre dans trois secteurs difficiles à faire vivre. Les plateaux de travail demandent de l'investissement.»

La directrice souhaite que l'encan soit de plus en plus connu de la population. «Les gens sont invités, c'est une belle occasion pour ceux qui n'ont jamais vécu un telle expérience.»

L'entreprise d'économie sociale d'insertion socioprofessionnelle permet, par ses différents plateaux, notamment le Café du Presbytère et la librairie La Source, l'insertion des personnes ayant été éloignées du travail pendant un certain temps ou qui vivent une première expérience de travail.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer