Un plaidoyer pour des incubateurs d'entreprises

Philippe Hudon, de Simulead, pense que des incubateurs... (Photo Le Progrès-Dimanche, Katerine Belley-Murray)

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Philippe Hudon, de Simulead, pense que des incubateurs d'entreprises pourraient grandement aider les jeunes entrepreneurs.

Photo Le Progrès-Dimanche, Katerine Belley-Murray

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Plusieurs entrepreneurs de la région, en début de carrière comme aguerris, convergeront vers Montréal les 1er et 2 novembre afin de participer au Rendez-vous 2016 du Réseau M.

Le Réseau M, présidé par l'homme d'affaires Charles Sirois, est un programme de mentorat pour jeunes entrepreneurs.

«Quand on est un jeune entrepreneur, on pense toujours que l'on va mourir lors d'un échec, explique France Lavoie, cofondatrice de Devicom et elle-même mentore. La première fois que tu n'as pas d'argent pour les paies, tu capotes. La première fois que tu as un client qui fait faillite, tu capotes. Ça fait partie de l'apprentissage. Le mentor est là pour te le dire. Pour te confirmer que ton plan A ne fonctionnera pas toujours. Pour te demander quels sont tes plans B et C.»

Philippe Hudon, qui a démarré l'entreprise Simulead à Alma il y a deux ans, bénéficie d'une mentore.

«Je voulais un mentor qui pourrait m'aider pour gérer l'aspect travail-famille d'un entrepreneur. Louise Lamontage, de FemmEssor, est ma mentore. Son rôle n'est pas de me prendre par la main. Elle s'assure que je sois constant dans ma stratégie. C'est comme un ami, mais pour le domaine des affaires. Elle me donne de l'équilibre.»

Mme Lavoie souligne l'importance du réseautage. «C'est toujours très beau de voir tes mentorés grimper les échelons. Ils ont besoin d'être réseautés. C'est à cela que Réseau M sert. Réseauter, c'est la clé du succès.»

Des incubateurs

Philippe Hudon, dont l'entreprise se spécialise en efficacité énergétique, pense que les municipalités de la région auraient tout avantage à offrir des espaces (incubateurs) pour les jeunes entrepreneurs.

«L'entrepreneuriat m'a permis de rester en région. J'ai plusieurs amis qui sont partis. Moi, en créant mon propre emploi, j'ai pu rester. Pour les gens plus spécialisés, ça devient souvent difficile de travailler dans la région. Des incubateurs d'entreprises seraient un bon point de départ. Les municipalités visent souvent les compagnies de 50-60 employés ou plus, mais les PME amènent souvent plusieurs emplois connexes. Je suis allé en France en mars avec le Réseau M, justement, et il y avait là plein d'incubateurs d'entreprises. Il faut se donner les outils pour rendre l'entrepreneuriat intéressant.»

Selon lui, l'énergie émanant des incubateurs français devrait servir de modèle pour les Québécois.

«Si tu mets plusieurs jeunes entrepreneurs de différents domaines dans un même local, ils peuvent s'aider. ''Ça, je l'ai vécu il y a six mois. Tu vas t'en sortir!'' Ce serait rassurant à entendre et rapide. On créerait une proximité très utile.»

«On a une peur face à l'entrepreneuriat que l'on ne devrait pas avoir. Il y en a qui réussissent, d'autres échouent, souligne celui dont l'entreprise compte trois employés (ingénieurs) et qui embauchera bientôt un technicien. Il faut faire le premier pas! Il faut aussi, comme société, se donner les outils pour permettre aux entrepreneurs de se lancer. Réseau M est l'un de ces outils. Des incubateurs en seraient un autre.»

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