Toujours prêts à faire feu

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  • Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay qui prenaient part à l'exercice de mercredi n'ont jamais eu à utiliser leur arme et souhaitent ne jamais avoir à le faire. Sur la photo, l'instructeur Éric Tremblay discute avec la policière Sophie Tremblay, qui compte 19 années d'expérience à la SPS. (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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    Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay qui prenaient part à l'exercice de mercredi n'ont jamais eu à utiliser leur arme et souhaitent ne jamais avoir à le faire. Sur la photo, l'instructeur Éric Tremblay discute avec la policière Sophie Tremblay, qui compte 19 années d'expérience à la SPS.

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  • Le sergent Carl D. Tremblay reçoit les conseils de l'instructeur de tir Éric Tremblay. L'appareil qu'il tient entre ses mains n'est pas un vrai pistolet, mais dans quelques minutes, il aura la cible dans sa mire avec l'arme qu'il porte sur lui en tout temps, un Glock 17 de calibre 9 mm. (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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    Le sergent Carl D. Tremblay reçoit les conseils de l'instructeur de tir Éric Tremblay. L'appareil qu'il tient entre ses mains n'est pas un vrai pistolet, mais dans quelques minutes, il aura la cible dans sa mire avec l'arme qu'il porte sur lui en tout temps, un Glock 17 de calibre 9 mm.

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  • Une fois par année, peu importe leur rang et le poste qu'ils occupent, les policiers de Saguenay doivent se soumettre à un exercice et à un examen de tir. (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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    Une fois par année, peu importe leur rang et le poste qu'ils occupent, les policiers de Saguenay doivent se soumettre à un exercice et à un examen de tir.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Les policiers sont formés pour utiliser une arme à feu dans des situations d'urgence. Les agents de la paix s'entendent toutefois pour dire qu'ils souhaitent ne jamais être forcés d'y recourir au cours de leur carrière. N'empêche que les représentants des forces de l'ordre, peu importe leur fonction ou leur rang, doivent maintenir leurs connaissances et aptitudes à jour en se soumettant à un exercice de tir annuel. La Sécurité publique de Saguenay (SPS) a invité Le Progrès-Dimanche à y assister.

Neuf policiers: deux instructeurs et sept agents, dont le temps passé à la Sécurité publique de Saguenay (SPS) varie entre 5 et 19 ans. Six hommes, une femme. Ils attendent patiemment, assis en groupe, au Club de tir Le Faucon, situé dans la forêt shipshoise. C'est un bel après-midi d'octobre et la sobriété de leurs uniformes tranche avec les couleurs d'automne. L'air est calme, mais dans quelques minutes, il n'y aura plus un pépiement d'oiseau, plus un bruissement de feuilles à entendre. Le silence sera rompu par le bruit sec et assourdissant des balles, tirées en rafale. Les cartouches vides voleront en éclats et le sable se lèvera en poussière derrière ces policiers, dont l'agilité sera mesurée par l'emplacement de dizaines de petits trous sur une grande feuille de papier.

Personne ici n'a l'air nerveux, les agents sont d'un calme étonnant. Ils reçoivent les consignes d'usage, s'avancent, puis dégainent. En l'espace de quelques secondes, leurs Glock 17 (9mm) sont vidés de leur contenu. Ce sont de vieilles balles, celles de la dernière année qui, heureusement, n'ont pas eu à sortir de leur chambre. Personne, ici, n'a été obligé d'utiliser son pistolet dans l'exercice de ses fonctions.

«Utiliser son arme, ce n'est pas quelque chose qu'on veut faire. Jamais. J'aime faire cet exercice-là une fois par année, parce que je veux être prêt s'il arrive quelque chose. Mais je ne le souhaite vraiment pas», dit Carl D. Tremblay, un policier du type pince-sans-rire qui compte 17 années d'expérience.

Pendant deux heures, ces diplômés de l'École nationale de police devront se soumettre à divers exercices, sous l'oeil attentif de leurs instructeurs, les policiers Denis Gagné et Éric Tremblay. Du tir de précision, ou «miré» pour employer un terme du jargon, au tir en réaction, à quelques pieds de la menace simulée, les policiers mettront leurs compétences à l'épreuve. Ils devront aussi, à un moment donné, insérer des douilles usées dans leur chargeur pour provoquer l'«enrayage» du pistolet. Évidemment, ils devront régler le problème et recharger au plus vite. En exercice, tout cela paraît bien simple. Mais en situation réelle, sur le terrain, dans le feu de l'action et sous une poussée d'adrénaline, aucune erreur n'est permise.

Comme dans un film d'action

Au cours de l'après-midi, une série d'épreuves sera soumise aux constables qui, vus de l'extérieur, ont franchement l'air tout droit sortis d'un film d'action. «Police! Bouge pas!», hurlent-ils presque à l'unisson. Même avec des bouchons enfoncés dans les oreilles et une paire d'écouteurs en guise de protection, l'intensité sonore explose en décibels impossibles à chiffrer.

Quelques minutes plus tard, on informe le groupe qu'un suspect s'apprête à leur foncer dessus avec un couteau et qu'ils doivent réagir. L'homme armé n'est pas là physiquement, mais aussitôt reçue, la consigne est assimilée par les policiers, dont le cerveau fait immédiatement de l'image une menace véritable. Ils se braquent et font feu. Visiblement, ni le jeune ni le vétéran n'ont perdu la main.

«Dans 99 pour cent des événements, les tirs ne sont pas ''mirés''. Il faut que tu agisses très vite», commente l'officier des affaires publiques de la Sécurité publique de Saguenay, l'agent Bruno Cormier.

Tout cela se soldera par un examen, où chaque policier devra tirer 50 balles. Ils ont droit à une marge d'erreur, mais certains pourraient échouer et devoir se soumettre à une reprise. Personne ne peut échouer à son examen de tir annuel, qu'il soit chef du service de police ou relationniste. Pour la petite histoire, Bruno Cormier a récemment réussi son examen avec brio.

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