Les régions «flouées» selon Serge Simard

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Serge Simard

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Les régions ont été «flouées», vendredi soir, avec l'élection de Jean-François Lisée comme chef du Parti québécois (PQ) au lieu du candidat jeannois Alexandre Cloutier, croit le député libéral de Dubuc Serge Simard.

«On avait quelqu'un qui amenait des idées nouvelles, qui venait des régions et qui représentait la jeunesse. Le Parti québécois a dit qu'il n'en avait pas besoin, déclare-t-il en entrevue téléphonique. Alexandre Cloutier est né en région, il vit en région, il sait c'est quoi quand il en parle. Jean-François Lisée est un homme de Montréal qui est probablement allé plus souvent en Europe que dans le reste du Québec. Il ne va pas changer grand-chose dans la province, il va marcher dans les mêmes vieux sentiers que ses prédécesseurs.»

Serge Simard considère la victoire du nouveau chef péquiste tout simplement comme un «rejet des régions», a-t-il écrit sur sa page Facebook samedi. Pour avoir participé à la rédaction des discours d'autres chefs du PQ avant lui, M. Lisée serait «imprégné des mêmes idées de division, de discrimination et de fermeture».

Même s'il prend la peine de féliciter son opposant politique, Serge Simard trouve que le député de Lac-Saint-Jean Alexandre Cloutier, qui a fini deuxième dans la course à la direction du parti, aurait été un meilleur choix. Le libéral se moque que ce discours, de la part d'un adversaire, puisse paraître inusité pour les péquistes. Il répète que son parti est celui qui représente les régions, alors que les souverainistes ne font que «se chicaner».

«Quand ils étaient au pouvoir en 2012, il y avait trois ministres dans la région, qu'est-ce qu'on a eu de toute façon? Zéro et une barre.»

Alexandre Cloutier était l'un d'eux d'ailleurs, comme ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes. «Lui et M. Lisée avaient des positions pratiquement opposées durant la campagne. M. Cloutier montre beaucoup plus d'ouverture. Dans ce temps-là, c'est possible de travailler positivement. Je n'ai jamais entendu Jean-François Lisée être positif», avance Serge Simard.

L'élu saguenéen estime que même un rival peut faire avancer l'économie régionale lors des débats, quand il est près des citoyens. Il souhaite aussi bonne chance au nouveau chef péquiste, qui a été élu par les membres au deuxième tour avec 50,63% des voix. «C'est un grand défi de rallier les troupes quand on ne fait pas l'unanimité, surtout dans un parti qui est connu pour être dur avec ses chefs.»

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