Rénovation du 1942 mellon: les matériaux utilisés soulèvent la critique

Le conseiller d'Arvida Carl Dufour précise que les... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Le conseiller d'Arvida Carl Dufour précise que les projets de rénovation du centre-ville, comme celui de l'immeuble où se trouvait le Cabaret JR, ne sont pas soumis aux mêmes règles concernant l'utilisation de matériaux. La situation devrait toutefois changer, puisque le Carré Davis devrait obtenir une citation patrimoniale prochainement.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

La rénovation du plus vieil immeuble du centre-ville d'Arvida, où avait jusqu'à tout récemment pignon sur rue le Cabaret JR, soulève certaines critiques.

Une plainte a été formulée à la Ville parce que des citoyens ont relevé une situation qu'ils considèrent comme un cas de deux poids deux mesures. Ils estiment que l'entrepreneur ne respecte pas les règles en vigueur pour la rénovation patrimoniale dans ce secteur. Un Plan d'implantation et d'intégration architecturale (PIIA) régit une partie du quartier Sainte-Thérèse. Toutefois, le bâtiment n'est pas dans un secteur classé patrimonial, ce qui laisse une marge de manoeuvre.

Dans un courriel acheminé au Progrès-Dimanche, un résidant du boulevard Mellon, qui n'a pas voulu être nommé, a relevé ce qu'il considère comme un «manquement à la réglementation en vigueur». Il note que le propriétaire de l'immeuble, que plusieurs connaissent comme le Bloc A, a installé des fenêtres à battant à l'étage, alors que les contribuables sont contraints de mettre des fenêtres à guillotine. Il remarque également que le recouvrement de la toiture n'est pas conforme aux exigences.

Le projet vise la restauration complète du 1942 Mellon, où se trouvait jadis le magasin E-M Store. C'est l'homme d'affaires Marc Saint-Gelais qui a acquis le bâtiment, auquel il a promis de redonner son cachet d'origine. L'entreprise de M. Saint-Gelais investit 1,8 million$ pour fournir de spacieux locaux au commerce Intersport Davis et pour aménager des appartements à l'étage. Il s'agit d'investissements privés, mais la Ville offre certaines subventions.

Deux secteurs

Invité à commenter ce dossier, le conseiller municipal responsable du secteur, Carl Dufour, a précisé que les règles qui encadrent les rénovations résidentielles diffèrent de celles auxquelles les propriétaires d'immeubles commerciaux sont soumis. Il explique que contrairement aux trois lieux bénéficiant d'une protection (le Manoir du Saguenay, les 270 maisons construites en 135 jours et le noyau institutionnel), le centre-ville d'Arvida n'est pas cité patrimonial. Des démarches ont été entreprises par la Ville pour que l'ensemble du Carré Davis fasse dorénavant l'objet d'une protection et que les mêmes règles s'appliquent lors de rénovations ou de constructions commerciales.

«Le levier de protection est plus élevé dans les secteurs qui ont une citation. Au centre-ville, le PIIA est moins rigoureux et il y a toute la question du développement économique qui entre en ligne de compte. Mais il faut y voir et c'est important que les projets qui se réalisent au centre-ville soient encadrés», fait remarquer Carl Dufour.

Le conseiller voit toutefois du positif dans l'intervention du citoyen qui s'est plaint à la Ville.

«Je suis content que les gens observent ce qui se passe autour et qu'ils s'intéressent à cette question. Je ne me considère plus comme le seul chien de garde du patrimoine», dit-il.

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