Bruno Tremblay se souvient du 11-Septembre

Le Saguenéen Bruno Tremblay habitait New York lorsque... (Photo courtoisie)

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Le Saguenéen Bruno Tremblay habitait New York lorsque les tours jumelles se sont effondrées. Le 15e anniversaire de la tragédie ravive des souvenirs douloureux chez ce scientifique, désormais établi à Montréal.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Le 11 septembre rappelle de douloureux souvenirs au Saguenéen Bruno Tremblay. Il y a exactement 15 ans, le professeur-chercheur en sciences atmosphériques et océanographiques vivait la terrible attaque terroriste de l'intérieur. Il a bien cru y laisser sa peau.

En fait, Bruno Tremblay est passé à un cheveu de payer très cher pour sa témérité. Invité à commenter les événements par Radio-Canada parce qu'il habitait la Grosse Pomme, il a décidé de se rendre plus près des tours jumelles pour pouvoir livrer un témoignage in situ.

«Je suis parti en métro avec une amie. Je n'aurais jamais dû faire ça», convient-il, avec toute la sagesse que génère le recul. Bruno Tremblay est resté coincé à bord d'un wagon de métro pendant de longues minutes, tandis que la poussière et l'anxiété gagnaient le corridor souterrain. Si Bruno Tremblay n'est demeuré captif que pendant une quinzaine de minutes, la situation lui a paru une éternité.

«Tout le monde était en panique, mais étrangement, il n'y avait pas un bruit. Tous les gens se regardaient, en silence», se souvient celui qui a d'abord cru à un incendie sur les rails. Quand l'universitaire, alors âgé de 37 ans, a émergé du sous-sol à deux ou trois rues du World Trade Center, il a eu droit à une scène presque apocalyptique. Bruno Tremblay se rappelle ces New-Yorkais affolés, des hommes et des femmes qui tentaient désespérément de prendre la fuite en courant dans toutes les directions.

«Il y avait de la fumée et de la poussière partout. Des gens en veston et cravate qui essayaient de se protéger avec leurs valises sur la tête. J'ai commencé à me dire que je n'avais pas d'affaire ici et j'ai pris le chemin de la maison», poursuit le Chicoutimien, qui est désormais à l'emploi de l'Université McGill. Il aura fallu 1h15 de marche à Bruno Tremblay pour retrouver la sécurité de son logis. Il a téléphoné à ses proches pour leur signifier qu'il était sain et sauf.

Invité à revenir sur les événements par Le Progrès-Dimanche, Bruno Tremblay a dit ressentir beaucoup d'émotion en parlant de ce qu'il a vécu il y a exactement 15 ans. C'est l'appel de la représentante du journal qui a forcé le professeur à retourner dans le temps. Après les événements du 11-Septembre 2001, Bruno Tremblay est demeuré à New York, une ville qu'il a habitée entre 1997 et 2006. Quelques jours après les attentats qui ont fait des centaines de victimes, il se remémore une cité en deuil, elle-même presque sans vie.

«Pendant plusieurs semaines, New York était vraiment calme. On ne voyait pas beaucoup de monde se promener dans les rues. Vers Noël, le rythme normal est revenu. Ces événements ont rendu la ville beaucoup plus humaine», croit Bruno Tremblay. S'il a souvent l'occasion de renouer avec son ancienne ville de résidence, où il agit comme chercheur adjoint à l'Université Columbia, Bruno Tremblay n'est jamais retourné à Ground Zero. Il n'oubliera cependant jamais ce jour fatidique et l'émotion ressentie devant autant de désolation.

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