Collecte surprise pour une femme atteinte de dégénérescence maculaire

Myriam Duchesne, souffrant de dégénérescence maculaire et devenue... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Myriam Duchesne, souffrant de dégénérescence maculaire et devenue partiellement non voyante, pose en compagnie de son conjoint, Patrick Simard, et de leurs trois enfants, Noémie, cinq ans, Alex, sept ans et Maxim, 11 ans.

Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

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Myriam Duchesne a eu toute une surprise samedi lorsque ses proches se sont rassemblés pour organiser une soirée de financement qui a permis d'amasser 2700$ pour soutenir la jeune mère de famille souffrant de dégénérescence maculaire et qui a perdu une partie de sa vision.

La jeune femme a reçu son diagnostic il y a 10 ans. Elle avait 21 ans lorsque la triste nouvelle est tombée.

La maladie héréditaire qui cause la détérioration d'une petite zone de la rétine, près du nerf optique, lui a fait perdre 90% de la vision de son oeil gauche.

Dans les années qui ont suivi, elle a appris que ses deux yeux souffraient aussi de glaucome et de sécheresse oculaire extrême. Son oeil droit, passablement affecté par la myopie et la presbytie, n'est pas endommagé pour l'instant par la dégénérescence maculaire.

Soins coûteux

Les différents traitements et injections, non couverts pour la grande majorité par la Régie de l'assurance maladie du Québec ni par ses assurances privées, lui ont coûté plusieurs milliers de dollars jusqu'à maintenant.

«On dirait que c'est considéré comme quelque chose d'esthétique, mais ce n'est vraiment pas le cas, car si je n'avais pas suivi ces traitements, j'aurais probablement perdu ma vision beaucoup plus rapidement», a expliqué lors d'un entretien avec Le Progrès-Dimanche celle qui est considérée comme partiellement non voyante.

Soirée inattendue

Ses yeux souffrants n'ont pas été ménagés samedi soir lors de la soirée de financement. Elle n'a pu retenir ses larmes de joie. «J'ai pleuré pour les 31 dernières années de ma vie!», a-t-elle laissé tomber, émue par la générosité de ses proches.

Une soixantaine de personnes s'étaient réunies dans la résidence familiale de ses parents, à La Baie, dans le secteur de l'anse à Benjamin pour une épluchette surprise de blé d'Inde. Ses parents, ainsi que son oncle et sa tante, avaient organisé l'événement. Différents jeux et activités étaient prévus pour amasser des fonds et l'aider à payer ses examens et traitements à venir, en plus de ses orthèses visuelles.

Elle parvient encore à poursuivre son travail d'agente administrative grâce à un grand écran d'ordinateur acheté par son employeur.

La jeune mère de famille se sent seule dans sa situation. Il est peu fréquent de recevoir un diagnostic de dégénérescence maculaire à 21 ans.

«Habituellement, c'est une maladie qui touche les personnes âgées, et j'ai l'impression qu'il ne se fait pas beaucoup de recherche sur la maladie, puisqu'elle ne touche pas les gens à long terme», explique-t-elle. Elle espère que la recherche et les nouveaux traitements développés pourront l'aider à réduire la progression de la maladie.

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