Possible réorganisation à la GRC

Le détachement de la GRC du Saguenay-Lac-Saint-Jean compterait... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Le détachement de la GRC du Saguenay-Lac-Saint-Jean compterait moins d'une dizaine d'agents, selon les informations obtenues par différentes sources.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) songe à réorganiser son service de police fédérale. La réorganisation pourrait avoir des effets jusqu'au bureau du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ouvert depuis 1934.

Ce détachement de la GRC compterait moins d'une dizaine d'agents, selon les informations obtenues par différentes sources.

Jointe mardi, la responsable des communications à la GRC, Camille Habel, confirme qu'une réorganisation est à l'étude. Mais aucune décision concernant des transferts de postes ou des fermetures de bureaux n'a encore été prise.

«La GRC analyse la possibilité de réorganiser le service de police fédérale. La direction a vu qu'une réorganisation était peut-être nécessaire. Mais cette analyse touche l'ensemble du Canada, pas seulement une région en particulier. Et rien de concret n'a été annoncé au Saguenay comme ailleurs», précise Mme Habel, qui a invité Le Progrès-Dimanche a utiliser la Loi sur l'accès à l'information pour obtenir le nombre d'agents affectés au bureau de la GRC situé sur le chemin Newton à Chicoutimi.

Mais cette dernière ne cache pas qu'une réorganisation affecterait davantage le Québec que les autres provinces, car en sol québécois, la GRC remplit uniquement le mandat de police fédérale. Ailleurs au pays, à l'exception de l'Ontario, l'organisation agit également comme une police provinciale et même municipale à plusieurs endroits.

«C'est évident qu'une réorganisation dans la police fédérale est plus apparente au Québec, car on fait juste ça dans la province contrairement aux autres territoires, où les agents offrent d'autres services», ajoute Mme Habel.

Cette réorganisation ne serait pas la première à la GRC. Sans couper dans les effectifs, le corps de police a effectué d'importants changements depuis le début des années 2000. Une dizaine de détachements régionaux, dont celui de Roberval, ont d'ailleurs fermé leurs portes. Les agents ont été transférés dans des bureaux situés dans les grands centres pour ainsi avoir une plus grande force de frappe.

Depuis, les craintes de nouvelles fermetures ne se sont jamais dissipées au sein des forces, constate le président de l'Association de la police montée du Québec, Paul Dupuis. Le regroupement, précisons-le, est l'une des entités du pays qui mènent les démarches de syndicalisation des agents de la GRC, en cours depuis plusieurs mois.

«La crainte est que le poste de Saguenay soit fermé ou que le nombre d'agents continue de baisser. Car les effectifs n'ont pas arrêté de diminuer depuis quelques années à ce bureau. Il est même devenu difficile de connaître le nombre exact d'agents postés dans la région, car des agents sont prêtés à d'autres bureaux. Mais pendant ce temps, il y a moins de gens pour faire le travail à Saguenay. La population de votre région est en droit de recevoir des services», plaide M. Dupuis.

Le Progrès-Dimanche s'est rendu au bureau de Chicoutimi pour obtenir plus d'informations. Il a été impossible de traverser l'entrée principale, où la réceptionniste a prié la journaliste de s'adresser à la direction de la GRC à Montréal. L'endroit est ouvert au public qui souhaite signaler un crime ou obtenir des renseignements touchant les lois fédérales.

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