Mon tour du lac avec ma famille

Région du Lac-Saint-Jean... (Photo fournie par Véloroute des bleuets)

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Région du Lac-Saint-Jean

Photo fournie par Véloroute des bleuets

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Louis Potvin
Le Quotidien

CHRONIQUE / La Véloroute des Bleuets est un bijou de piste cyclable qui fait l'envie de plusieurs régions. Elle manque d'amour à quelques endroits. Tandis que d'autres sections sont magnifiques. État des lieux après un tour du Piekuagami en deux jours avec conjointe et fils de 11 ans.

Jour 1

Il y avait un peu d'inquiétude au départ à cause de la distance et ma blonde qui n'avait pas beaucoup de kilomètres dans les pattes et Hubert qui roule bien, mais pas habitué à une si longue distance. Départ Saint-Félicien, 9h, direction Normandin. «On est mieux de commencer avec le plus plate.» Le secteur de la route Saint-Eusèbe jusqu'à l'usine est en chaussée désignée. Quelques beaux points de vue sur la rivière Ashuapmushuan, mais les lourds fardiers et le trafic viennent gâcher le spectacle.

À partir de l'usine de Résolu, la piste cyclable permet de rouler plus en sécurité. Seul bémol, le 1er 200 mètres est tapissé de copeaux de bois qui augmentent les risques de crevaisons. Un petit coup de balai svp.

Cette piste cyclable est en parfait état et permet de passer devant le site des Serres Toundra. Impressionnant comme ampleur. Très beau secteur avec comme paysage des bleuetières à perte de vue.

On retourne en chaussée désignée quelques kilomètres pour descendre jusqu'au 4e rang de Normandin. Ho là là. Cette route est en piteux état. La pauvre bicyclette qui doit affronter les fissures transversales, surveiller les trous et sauter les bosses. Ce n'est pas mieux pour les voitures. Heureusement qu'on retrouve une belle piste cyclable qui longe des champs de blé et de canola pour mener à la rue Principale à Dédé Fortin. Pause banane au IGA. Tout le monde va bien.

En route vers Albanel, la qualité de la chaussée désignée va du ordinaire au très beau, surtout avant d'arriver à la bute qui monte vers la municipalité. La vue sur les champs est magnifique alors qu'on descend et on roule de nouveau sur une piste cyclable. Puis, on traverse la route régionale pour se retrouver en pleine forêt. Une section sinueuse et fraîche qu'a adorée le trio familial alors que le mercure commençait à monter.

De retour sur l'accotement, pour la section du coteau Marcil, comme ça descend tout le long et que nous avions le vent dans le dos, ça n'a pas traîné pour arriver à Dolbeau. Seul hic, le ministère des Transports a fait de l'asphaltage pour remplir les nombreuses fissures dans la chaussée. Au lieu que l'asphalte soit lisse, ils ont créé de petites bosses pas commodes pour les cyclistes. Il faut louvoyer pour les éviter. Travaux pas pensés pour les cyclistes. De plus, on avait oublié de balayer, il y avait plein de grenailles d'asphalte. Bravo!

À l'heure du dîner, ça gargouille dans le ventre quand on passe dans les quartiers résidentiels de Dolbeau-Mistassini. C'est l'heure de la pause dîner. Une table à pique-nique avec vue sur la rivière Mistassini. Superbe. Le trio est en forme. Il n'y a rien comme un Coke froid après l'effort pour remettre sur le piton.

Pour faire digérer la salade de couscous et les wraps au poulet, rien de mieux que de profiter des magnifiques vues qui s'enchaînent à Dolbeau-Mistassini avec le pont suspendu, la pointe des Pères et la rivière Mistassibi. Les pattes se «désenlourdissent» dans la piste cyclable en pleine forêt qui se rend à Sainte-Jeanne d'Arc. Un secteur ponctué de virages qui permet de s'amuser un peu. Il est même possible de collationner en mangeant des bleuets le long du circuit.

Le trio commence à faiblir, il semble manquer de sucre dans le sang des pédaleurs. Un bon «gatowabe» comme disait Hubert tout jeune, ça serait bon. Il est encore meilleur savouré dans le parc qui donne sur les chutes de la rivière Petite Péribonka avec en arrière-plan le vieux moulin à scie de Sainte-Jeanne d'Arc. Le temps s'arrête.

Avoir su ce qui nous attendait, on ne serait pas reparti, le rang qui mène à l'immense ferme de l'ex-maire Gaston Morin fait pitié. Il est plein de trous, les secteurs les plus maganés sont réparés avec de la poussière blanche. Ce ne sont pas des fissures, mais des cratères et le nombre de bosses impressionne. Pour avoir du fun, ça prendrait un vélo de montagne.

C'est rare, mais nous avons été contents de retrouver l'asphalte lisse de l'accotement qui mène à Péribonka par la suite. Une pause s'impose dans ce superbe village avec son Bistr'eau très accueillant. Longer la rivière offre un superbe panorama. On roule plus lentement pour bien savourer.

C'est un peu plus loin à travers un bouquet d'épinettes que nous faisons une pause pour notre 100e km roulé. Le 1er à vie pour mon gars.

Arrivés à Ste-Monique, nous avons moins de gaz dans le réservoir. Le soleil tape fort. Au lieu de prendre la piste cyclable qui passe par Pointe-Taillon, qui vaut vraiment le détour, on file sur la route régionale pour arriver au camping Belley.

Fourbus, mais heureux, nous découvrons une section adaptée pour les cyclistes. Situés sur un button, les terrains sont beaux et suffisamment grands. Impossible de s'y rendre en voiture. Tranquillité garantie. Le personnel très courtois a transporté nos bagages jusqu'au terrain.

On a monté la tente en vitesse, histoire d'aller se rafraîchir dans le lac, puis siffler une petite «frette» étendue sur la plage chaude.

Lire le jour 2 dans Le Quotidien de Lundi

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