Une banque de données des sites archéologiques

L'archéologue chargé de projet au Site de la... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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L'archéologue chargé de projet au Site de la Nouvelle-France, Érik Langevin, apparaît ici dans son habit de jésuite qu'il porte lors des animations du site touristique et sermonne avec humour les visiteurs de l'endroit.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Un vaste projet d'identification des sites archéologiques de la région a été lancé récemment. Première initiative du genre dans la province, la banque de données créée permettra aux municipalités et aux promoteurs de pouvoir mieux baliser leurs projets.

Le projet de quelque 100 000$ mené par la firme d'archéologie Subarctique et le Centre de géomatique du Québec, affilié au Cégep de Chicoutimi, est un partenariat entre Mashteuiatsh, la MRC du Domaine-du-Roy et le ministère de la Culture et des Communications.

Quelque 400 sites archéologiques sont connus dans la région, dont la grande majorité, environ 350, se situent au Lac-Saint-Jean. Leur localisation précise et leur état ne sont toutefois pas connus, explique l'archéologue Érik Langevin, fondateur de Subarctique.

«Le problème, c'est que les sites ont été découverts dans les alentours des années 1970, et personne n'y est jamais retourné. Les cartes disponibles sont à une échelle de 1 pour 50 000, donc on a une idée d'où ils se trouvent, mais ce n'est pas précis.»

Le développement de la villégiature, l'étalement des municipalités et les projets économiques amènent alors leur lot de questionnements sur les endroits qui peuvent être aménagés sans empiéter sur un site, le patrimoine archéologique faisant l'objet d'une protection gouvernementale.

Outre les considérations de développement économique, le projet permettra aussi à la communauté innue de Mashteuiatsh d'en apprendre davantage sur son patrimoine culturel et les traces archéologiques laissées par sa communauté.

Géoréférencer et documenter

Le projet entrepris il y a quelques mois vise tout d'abord à géoréférencer les sites archéologiques. Les archéologues retournent alors sur les lieux avec un GPS pour localiser précisément le site, noter ses coordonnées, prendre des photos et vérifier l'état des lieux, à savoir si l'endroit a été préservé ou détruit.

«Nous visons les sites de la MRC du Domaine-du-Roy, qui en compte environ 150, puisque nous ne pouvions pas couvrir toute la région, mais cela n'exclut pas que d'autres MRC puissent ensuite faire la même chose sur leur territoire», explique M. Langevin. Il espère que ce genre de projet pourrait aussi voir le jour dans d'autres régions du Québec.

Pour compléter le travail sur le terrain, l'équipe procède au recensement et la numérisation de toutes les études, rapports et documents publiés sur les quelque 400 sites archéologiques régionaux. Jusqu'à maintenant, plus de 450 documents ont été répertoriés.

Toutes ces informations permettront d'alimenter une base de données qui sera ensuite remise à la MRC du Domaine-du-Roy et à la communauté de Mashteuiatsh. Le travail sur le terrain se terminera avant l'automne.

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