Bleuets sauvages du Québec: propriétaires de mégachiles

Une abeille mégachile vit environ 60 jours.... (Photo 123rf)

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Une abeille mégachile vit environ 60 jours.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Comme la pollinisation dans les bleuetières est devenue un enjeu important, Bleuets sauvages du Québec a cofondé une entreprise qui assure la reproduction d'abeilles de type mégachile.

Plusieurs dizaines de dômes bleus servant de ruche... (Photo Le Progrès-Dimanche, Louis Potvin) - image 1.0

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Plusieurs dizaines de dômes bleus servant de ruche se retrouvent dans des champs de trèfle à Saint-Félicien pour que les mégachiles continuent à polliniser, mais surtout que les femelles pondent des oeufs pour la production de l'année prochaine.

Photo Le Progrès-Dimanche, Louis Potvin

Les abeilles vont pondre à l'intérieur des dômes.... (Photo Le Progrès-Dimanche, Louis Potvin) - image 1.1

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Les abeilles vont pondre à l'intérieur des dômes. Les plaquettes remplies d'oeufs sont ensuite entreposées pour la saison prochaine.

Photo Le Progrès-Dimanche, Louis Potvin

Depuis quelques jours, plusieurs dizaines de dômes bleus servant de ruche se retrouvent dans des champs de trèfle à Saint-Félicien, L'Ascension, Saint-Coeur-de-Marie et Saint-Honoré pour que les mégachiles continuent à polliniser, mais surtout que les femelles pondent des oeufs pour la production de l'année prochaine.

«Les abeilles ont fait leur travail dans les bleuetières pour polliniser les fleurs, là on espère qu'elles vont pondre le plus possible avant de mourir. Comme la pollinisation représente le coût le plus élevé dans la production de bleuets, en contrôlant une partie de ces coûts on devient plus productif. C'est pour cette raison que l'on mise sur le fait de compter sur nos propres pollinisateurs», informe Samuel Côté, adjoint exécutif et ventes chez Bleuets sauvages du Québec. L'entreprise se nomme Mégachiles sauvages du Québec et est dirigée par Dominique Larouche. Elle a été fondée il y a quelques années.

Rareté des abeilles

Comme la rareté des abeilles conventionnelles a été constatée au cours des dernières années, il devient impératif pour les producteurs de bleuet d'être moins dépendant des apiculteurs et avoir à composer avec une fluctuation des prix.

«On a connu des années où il y a eu de la maladie au Québec, ce qui a joué sur le nombre de ruches disponibles. Ç'a été aussi le cas avec les ruches de l'Ontario qui ont eu des hivers trop froids. Nous voulions une alternative afin d'être moins dépendant», explique pour sa part Jean-Pierre Senneville, vice-président chez Bleuets sauvages du Québec

«On continue à utiliser des abeilles et des bourdons en plus des mégachiles, c'est complémentaire. Les mégachiles ne fonctionnent pas comme les abeilles. Elles ne sont pas en colonie et ne produisent pas de miel. Leur rayon optimal de butinage est d'environ 300 pieds. Ça demande un autre type de gestion», explique-t-il.

Accroître le nombre

Pour encore quelques jours, les mégachiles vont continuer à polliniser. Ensuite, les oeufs seront recueillis et entreposés dans un entrepôt réfrigéré. C'est en mai prochain que les larves seront stimulées pour ensuite entreprendre leur rôle important dans les bleuetières.

«L'objectif n'est pas de devenir autosuffisant, mais d'accroître le nombre d'insectes au cours des années. On travaille actuellement pour essayer d'accroître une reproduction optimale qui va se rapprocher du 100% de spécimens. Notre climat ne favorise pas une ponte intensive comme dans l'Ouest ou on atteint des taux de 200%», mentionne Samuel Côté.

Une mégachile vit environ 60 jours. Elle est utilisée environ 25 jours pour butiner les fleurs de bleuets et par la suite elle est transférée dans un champ de trèfle pour qu'elle poursuive le travail et ponde des oeufs.

Les mégachiles se vendent en gallon. Un gallon représente l'équivalent d'une ruche d'abeille conventionnelle. Il y a 10 000 individus par gallon

Les mégachiles sont surtout utilisés dans l'Ouest canadien pour la luzerne et le canola. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean on retrouve environ 10 000 gallons de cet insecte, de ce nombre 6500 appartient à Mégachiles sauvage du Québec.

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