Un poste prestigieux pour Julie St-Pierre

La pédiatre Julie St-Pierre est la première femme... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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La pédiatre Julie St-Pierre est la première femme canadienne à occuper un poste de présidente au sein de l'American Heart Association.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Depuis le 1er juillet dernier, la pédiatre Julie St-Pierre agit à titre de présidente du comité des saines habitudes et de la santé cardiométabolique de l'American Heart Association. La médecin peut se vanter d'être la première femme canadienne à occuper une si haute fonction au sein d'un comité de l'organisation de cardiologie la plus influente de la planète.

Dre Julie St-Pierre, bien connue au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour son travail à la clinique 180, qui oeuvre contre la prévalence élevée d'obésité et ses complications cardiovasculaires chez les enfants, est entrée en fonction il y a quelques jours à peine. Elle accueille cette nouvelle responsabilité avec honneur.

«J'étais déjà vice-présidente du comité et j'ai été nommée ''fellow'' en 2007, c'est-à-dire que j'étais experte dans mon domaine pour l'association», explique Julie St-Pierre, lors d'un entretien accordé au Progrès-Dimanche plus tôt cette semaine. «Mais présidente, je suis la première femme canadienne à occuper cette fonction. Ça me rend vraiment très fière, surtout pour une petite fille du Saguenay!», a ajouté la pédiatre, qui siège également sur le comité mondial de l'obésité et sur celui de la prévention chez les jeunes, qui sont d'ailleurs ses deux chevaux de bataille depuis plusieurs années.

L'American Heart Association est reconnue pour être la plus influente du monde dans son domaine. À titre d'exemple, ses experts sont souvent consultés par l'Organisation mondiale de la santé. Le mandat de Julie St-Pierre consistera éduquer les médecins et les patients en ce qui a trait à la prévention des maladies cardiovasculaires. La pédiatre fait le travail en amont, surtout auprès des enfants, afin de réduire la prévalence des maladies du coeur dans l'avenir. Selon elle, les changements de mentalité et d'habitude passeront par les nouvelles générations.

«La cardiologie est un milieu très difficile. Et ce n'est pas facile de convaincre les spécialistes de changer leur façon de travailler. Mais c'est petit à petit que les mentalités et les façons de faire vont évoluer. C'est bien beau de traiter quelqu'un qui a été victime d'un infarctus, mais si on est capable de les prévenir en éduquant les patients et les médecins, ce sera encore mieux», a expliqué la pédiatre.

Dre St-Pierre a commencé à s'intéresser à la prévention des maladies cardiovasculaires lorsqu'elle avait 17 ans. Ses deux parents avaient été victimes d'un infarctus à quelques années d'intervalle. «J'ai voulu faire ma part en prévention et je me suis dit que le meilleur moyen était de travailler auprès des enfants», affirme celle qui pratique la pédiatrie à l'hôpital en plus d'enseigner la médecine à l'université.

Ses nouvelles fonctions au sein de l'American Heart Association pousseront la mère de famille à se déplacer aux États-Unis quelques fois par année, afin de participer à de longues réunions qui se déroulent sur une semaine. Mais la médecin a hâte de relever ce nouveau défi.

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