L'Association Renaissance découragée par les coupes

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L'Association Renaissance des personnes traumatisées crâniennes du Saguenay-Lac-Saint-Jean déplore que le nouveau Plan d'action de la région du CIUSSS ait aboli la prévention en matière de traumatismes craniocérébraux pour les dix prochaines années.

«En fait, il n'y aura plus de financement pour les organismes qui se trouvent à l'extérieur du réseau de la santé publique», explique le directeur général de l'association, Jonathan Jean-Vézina.

Il raconte que son organisme recevait de l'argent pour organiser des activités de prévention un peu partout dans la région qui visaient plusieurs domaines différents.

«On ne peut plus organiser ces activités maintenant. Et j'imagine que s'il n'y a plus de financement et qu'il n'y a pas de motivation non plus de la part des gestionnaires, il n'y aura tout simplement plus d'activités de prévention», ajoute M. Jean-Vézina.

Il mentionne que les traumatismes crâniens représentent la cinquième cause d'hospitalisation dans la région. «Notre organisme représente 215 membres. Dans plusieurs cas, la prévention aurait probablement permis d'éviter les accidents», raconte le directeur général.

Il invoque également les coûts reliés aux hospitalisations: d'après l'Association canadienne de santé publique, chaque dollar investi en prévention permet d'économiser six dollars en soins de santé. De plus, les victimes de traumatismes crâniens sont prises en charge par le CIUSSS et nécessitent souvent de deux à cinq ans de réadaptation, ce qui ajoute de nombreux frais.

D'après Jonathan Jean-Vézina, ces coupes sont imputables au ministère de la Santé: «Avant, la région faisait elle même son Plan d'action, en s'inspirant des recommandations du ministère. On savait ce qui était prioritaire. Avec le ministre Gaétan Barrette, on se fait imposer un Plan d'action, sans qu'il y ait de concertation régionale.»

Selon lui, les gestionnaires du CIUSSS ont avoué n'avoir jamais été consultés. «On est une région très active. On aime le VTT, le hockey, le vélo. C'est important de faire de la prévention ici», affirme M. Jean-Vézina.

«On recule dans les années 70. C'est le gouvernement qui décide tout et on n'a rien à dire», conclut le directeur général.

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