«Une peine beaucoup trop sévère»

Lucien Boivin, maire de Saint-Prime et son épouse... (Photo Le Progrès-Dimanche, Isabelle Tremblay)

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Lucien Boivin, maire de Saint-Prime et son épouse Suzanne Lizotte estiment que l'amende de 25 000$ imposée au commerce Bizz et nettement exagérée.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

L'amende de 25 000$ imposée au magasin d'alimentation saine Bizz est disproportionnée selon le maire de Saint-Prime, Lucien Boivin. Le paternel de la directrice générale du commerce, Émilie Boivin, estime que le jugement du juge Michel Boissonneault risque de décourager les jeunes qui veulent se lancer en affaires. Pour lui, cette peine est beaucoup trop sévère et elle est loin d'aider les propriétaires de PME.

«Des compagnies qui font des millions de dollars de profits et qui commettent des infractions plus importantes écopent d'amendes moins salées. Ils auraient pu avoir des pénalités, mais de moins grande envergure. C'est totalement exagéré est injustifié», a commenté le Primois. «Je parle en tant que père et non à titre de politicien. Dans le cas de ma fille et son conjoint, ils n'ont pas été de mauvaise foi. Ils travaillent depuis 12 ans dans leur commerce», a-t-il tenu à préciser, en entrevue avec Le Progrès-Dimanche. M. Boivin était accompagné de son épouse, Suzanne Lizotte.

En gros, l'entreprise de Saguenay est condamnée à payer 25 000$ parce qu'elle a sorti des produits bios de leur emballage initial pour les réemballer. Il s'agissait principalement de fruits et légumes, comme des betteraves.

Les faits remontent au 29 juillet 2014. Une inspectrice du Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) s'est pointée dans le magasin et a détecté les erreurs.

«Le rayon des fruits et légumes est d'une superficie de 8 pieds par 6 pieds. C'est un petit réfrigérateur et c'est surtout pour dépanner la clientèle. Ce n'est pas avec ça qu'ils font des profits», a insisté Mme Lizotte.

«Nous sommes là-dedans depuis tout ce temps. Nous sommes épuisés. Ma fille et son conjoint Denis ne devraient pas aller en appel. Ils vont payer et prendre acte de la situation. Mais c'est une toute petite entreprise et ça leur fait très mal. Ils ont trois petites filles âgées de 2, 4 et 10 ans. Au départ, l'amende était de 70 000$. Il est clair que leur commence n'aurait pas survécu si le montant initial était demeuré le même.»

Sur la centaine de fournisseurs qui fait affaire avec Bizz, trente d'entre eux proviennent du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Depuis le début de cette mésaventure, les propriétaires de l'épicerie fine de Chicoutimi ont reçu de multiples appuis, dont des lettres d'encouragement et une pétition contenant 2500 signatures.

«C'est un commerce qui offre des produits sains et qui est axé sur la bonne alimentation. On ne parle pas d'une entreprise qui vend des aliments insalubres ou qui déverse de l'huile sur le sol. Le juge reconnaît qu'ils n'ont pas été malhonnêtes ni de mauvaise foi. C'est une amende qui n'a pas de bon sens», ont conclu les parents.

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