Le maire de Roberval insatisfait de Rio Tinto

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L'érosion annuelle détériore l'état de la plage de la Pointe-Scott. Les autorités robervaloises ont essuyé un second revers cette semaine, en apprenant que leurs demandes à l'égard de la multinationale n'avait pas porté fruit.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Guy Larouche accuse Rio Tinto de faire preuve d'intransigeance et de manque de volonté dans l'application de son Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean.

L'érosion annuelle détériore l'état de la plage de la Pointe-Scott. Les autorités municipales ont essuyé un second revers cette semaine, en apprenant que leurs demandes à l'égard de la multinationale n'avait pas porté fruit.

Les élus de la capitale mondiale de la nage en eau libre clament l'intervention de Rio Tinto depuis 2014, mais en vain. Le maire Larouche qualifie d'injuste le traitement réservé à l'égard de sa ville. Il ne comprend pas pour quelles raisons la plage municipale n'est pas incluse dans le programme, alors que Mashteuiatsh et Chambord bénéficieront d'un coup de pouce.

«Pour établir la priorisation des travaux, ils n'ont fait aucune consultation avec les municipalités. Ils nous rencontrent pour nous faire part des travaux qu'ils vont faire et non pour nous impliquer. Il n'y a aucune écoute et ça fait plus de deux ans que je fais des requêtes», déplore le maire Larouche.

«Ils reconnaissent des problèmes avec les plages de Chambord et Mashteuiatsh. Nous sommes situés entre les deux mais ils ne feront rien puisque la Pointe-Scott n'est pas répertoriée dans l'entente de gestion des berges.»

Le sable de la plage de Roberval se déplace d'année en année vers le rivage, du côté des résidences permanentes situées à l'intersection des boulevards Saint-Joseph et de la Traversée. Une extension du brise-lames permettrait de la protéger.

«La plage pourrait tripler et on conserverait notre beau sable. Quand on va se baigner, ça prend quasiment des sandales. Historiquement, à Roberval, on passe notre temps à faire de l'empierrement et de l'enrochement. On dirait presque une forteresse.»

Guy Larouche soutient avoir manifesté ses insatisfactions à maintes occasions auprès de Rio Tinto. «On ne cadre pas dans le règlement. Mais combien d'actions posent-ils qui ne cadre pas dans le règlement? C'est une question de vouloir et ils ne veulent pas. Il s'agit d'une plage publique», poursuit le magistrat.

Guy Larouche ne laissera pas tomber la serviette et il compte porter ses points à bouts de bras. «Il devra y avoir une refonte majeure du programme.»

Réaction de la multinationale

Rio Tinto propose l'ajout de la plage municipale de Roberval dans le prochain décret qui encadrera le Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean, entre 2017 et 2026.

Pour le moment, la compagnie précise que la Pointe-Scott ne fait pas partie des 45 kilomètres de plages qui font l'objet d'un suivi. Elle évoque que c'est pour cette raison que les demandes des autorités robervaloises sont demeurées lettre morte.

«Malgré cela, nous avons quand même intégré la plage à nos suivis d'arpentage annuels. Lors du dernier arpentage, la plage mesurait jusqu'à 16 mètres de large, alors que nous sommes autorisés à faire du rechargement sur une plage lorsque sa largeur est inférieure à 8 mètres sur au moins 100 mètres ou 30% de sa longueur», explique Xuân-Lan Vu, conseillère en relations médias.

Elle ajoute que le décret fait office de loi, donc «ne pas le respecter, c'est contrevenir à la loi sur l'environnement». Isabelle Tremblay

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