Hervé Bouchard et Plume à l'honneur

Dès cet été, une murale ornera l'un des... (Photo Le Progrès-dimanche, Michel Tremblay)

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Dès cet été, une murale ornera l'un des murs de la librairie Marie-Laura, sur la rue Saint-Dominique. Elle mettra à l'honneur un extrait du livre de l'écrivain Hervé Bouchard, Mailloux. Sur la photo, le propriétaire du commerce, Maximilien Bouchard.

Photo Le Progrès-dimanche, Michel Tremblay

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Une fresque réalisée à partir d'un passage du livre Mailloux d'Hervé Bouchard sera présentée sur le mur de la librairie Marie-Laura de Jonquière cet été.

Le projet s'inscrit dans le cadre du programme Jonquière, de son et de lumière, lequel a pour but de dynamiser le centre-ville de l'arrondissement. L'initiative découle d'une vaste réflexion menée au cours des dernières années, impliquant des fonctionnaires municipaux et la conseillère du secteur, Sylvie Gaudreault. L'objectif était de dénicher une identité pour l'arrondissement, principalement le secteur de la Saint-Do.

Hervé Bouchard a été ravi de recevoir l'appel de Jessy Bilodeau, agent de projet au développement culturel à Saguenay, il y a environ un an. Lui et sa collègue Gabrielle Desbiens lui ont expliqué que la Ville aimerait faire une murale à partir d'un extrait de son bouquin. Le roman de Bouchard, publié au Quartanier, relate les aventures du jeune Jacques Mailloux. La murale de 10 pieds de haut par 30 pieds de large intitulée La tirade de Jacques accueillera une citation tirée du livre. Seront greffées à la fresque les signatures de 148 citoyens de Jonquière qui ont accepté de se joindre au projet. Leurs patronymes seront inscrits sur la murale, mais pour les besoins de la cause, tous signeront Jacques.

«Ils ont pris un extrait du livre et ils ont pris plusieurs patronymes de Jonquière, comme Bouchard, Tremblay, Mac Pherson, Harvey, Thériault, et ils ont fait une oeuvre avec ça. On va voir toutes les graphies personnelles de ces gens-là. C'est une grosse affaire et c'est assez trippant», dit Hervé Bouchard.

L'écrivain, qui enseigne en lettres au Cégep de Chicoutimi, rappelle qu'en littérature, «on prend la réalité pour en faire de la fiction». Dans le cas de l'oeuvre qui sera prochainement inaugurée sur le mur de la librairie, c'est l'inverse, puisque ce sont des gens réels qui viennent s'introduire dans la fiction. Une matière durable sera utilisée, le tout rehaussé par un savant jeu d'éclairages. L'auteur lui-même ne sait trop à quoi s'attendre. Il est toutefois emballé par le projet, qui survient au même moment où son bouquin Mailloux est publié en France.

Plume

Une deuxième oeuvre devrait être dévoilée avant la fin de l'année au centre-ville. Il s'agira d'un tableau à l'effigie du poète, romancier et chanteur Plume Latraverse. L'artiste vient tout juste de donner son approbation au projet. L'oeuvre intégrera un passage écrit de la main de l'artiste et une photographie de celui que tous les régionaux connaissent pour sa célèbre chanson Jonquière. Une façade de l'immeuble abritant le Cinéma Apéro de Jonquière accueillera la murale. Sylvie Gaudreault a récemment discuté avec le propriétaire du complexe, Rafaelle Papalia, qui est emballé que son immeuble soit utilisé comme trame de fond.

D'autres personnalités originaires de Jonquière ou reconnues pour l'affection qu'ils vouent à l'ancienne ville pourraient être mises à l'honneur de la sorte au cours des prochaines années. Hélène Pedneault et Bernard Adamus sont notamment considérés. La Ville songe aussi à souligner l'apport de journalistes ayant une connexion avec Jonquière. Un parallèle sera ainsi dressé entre la ville et le domaine des communications, une union de longue date soudée par la présence du programme Art et Technologie des médias (ATM) du Cégep de Jonquière.

«On a enfin trouvé notre place»

La Corporation partenaires centre-ville de Jonquière et la conseillère Sylvie Gaudreault misent sur le côté festif de l'arrondissement pour définir sa nouvelle identité.

Outre les fresques qui verront le jour sur les murs de certains commerces, des oeuvres littéraires seront projetées à l'extérieur de la bibliothèque au cours des prochains jours. Des autocollants (skylines) verts ont été apposés à certains endroits stratégiques du centre-ville, sur lesquels il est possible de lire des capsules historiques au sujet de certains attraits. À l'étage de la bibliothèque, où il est possible d'apercevoir l'église Saint-Dominique, on en apprend davantage sur les cloches du temple religieux. Au même plancher, sur une fenêtre donnant sur le mont Jacob, une capsule explicative raconte la genèse du CNE et aborde l'apport de Pierrette-Gaudreault à la création du centre des arts du Saguenay. Sylvie Gaudreault confie qu'elle ignorait qu'un passage consacré à sa mère serait intégré au parcours. Elle a été très émue de le découvrir.

Ajouts

D'autres autocollants du genre seront ajoutés au fur et à mesure que le projet prend forme. Des lieux phares de Jonquière seront graduellement mis en valeur par des systèmes d'éclairage. Sylvie Gaudreault fait aussi part de son désir de revitaliser la rue de la Fabrique, qu'elle aimerait peut-être rebaptiser «boulevard des communications». Le projet Jonquière, de son et de lumière se déclinera en trois phases.

«On a enfin trouvé notre place. Notre côté festif, c'est ce qui frappe l'imaginaire. Quand on circonscrit le périmètre, du mont Jacob à ATM en passant par le Côté-Cour, on se rend compte qu'on a des forces culturelles importantes. On met la table. Notre projet sera évolutif et participatif. Les citoyens vont pouvoir nous faire part de leurs suggestions», explique la conseillère, qui veut faire du centre-ville de Jonquière un musée à ciel ouvert.

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