Des rejetons traités aux petits oignons

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Marie-Ève Bernard, technicienne en santé animale, apporte le tout petit vison chez elle tous les soirs afin de le nourrir. Il a ouvert ses yeux il y a deux jours.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

C'est la saison des naissances au Zoo sauvage de Saint-Félicien. Le site abonde de petits rejetons.

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Ce bébé bison doit boire quatre bouteille de 700 ml de lait par jour.

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Sabrina Tremblay, chef des équipes de naturalistes, pose devant une partie des enclos de la nouvelle pouponnière du Zoo sauvage.

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C'est tout à fait magnifique de voir la vingtaine de bébés se faire nourrir au biberon à la clinique vétérinaire. Et que dire des cinq castors qui n'ont que trois jours? On ne se lasse pas de regarder ces petites bêtes. Impossible de ne pas tomber sous leur charme.

Le Progrès-Dimanche a eu le privilège d'aller à leur rencontre, samedi.

Une vingtaine d'entre eux intégreront la toute nouvelle pouponnière du site, en début de semaine. Quant à la hutte de castor, la naissance de cinq castoreaux est un phénomène hors du commun.

«C'est vraiment une bonne portée. Habituellement, la mère donne naissance à trois ou quatre bébés par année. Ce sont des parents très protecteurs. Le père est impliqué et il participe activement à l'éducation des petits», mentionne Christine Harvey, gardienne d'animaux.

À leur naissance, les bébés castors ne pesaient que 450 grammes chacun. Il est possible de regarder la petite famille évoluer à l'intérieur même de son habitat, à partir d'une fenêtre.

À la Clinique vétérinaire, les nouveau-nés, orphelins et animaux qui ont été rejetés par leur mère sont traités aux petits oignons. Chacun a sa petite doudou et certains ont même leur toutou. Ces bébés intégreront graduellement leur toute nouvelle pouponnière, située entre la petite ferme des enfants et la Mongolie. Le déménagement s'effectuera lundi et mardi.

Il sera possible d'y voir notamment deux bébés orignaux. Ces orphelins ont été amenés au zoo par des agents de protection de la faune. On y retrouvera aussi un bisonneau, un petit wapiti et un cerf de Virginie de quelques jours.

La pouponnière sera composée d'espaces donnant accès à l'intérieur, comme à l'extérieur. Des cages aménagées sur les comptoirs accueilleront les plus petites espèces, comme des canetons, des lièvres et une bernache. Un tout petit vison, un animal qui ne fait pas partie de la collection animale du site, a été apporté par une dame du public.

«Il a ouvert ses yeux vendredi. Il a besoin de boire aux deux heures. Je l'apporte à la maison le soir pour le nourrir», raconte Marie-Ève Gravel, technicienne en santé animale. L'employée ne cache pas qu'elle s'attache à chacune des bêtes.

Chaque poupon est suivi au quart de tour. Passionnés des animaux, les employés du site mettent tout en oeuvre pour répondre aux besoins fondamentaux des espèces. Le nombre de biberons quotidiens et la quantité de lait sont déterminés selon chaque bête, en fonction de sa race et de son âge.

Le Zoo sauvage a annoncé l'hiver dernier des investissements de près d'un demi-million de dollars pour aménager une pouponnière. À l'étage, une miniclinique vitrée permettra au public d'assister à des opérations médicales. «La santé animale est imprévisible. Certaines interventions seront prévues, mais la vétérinaire aura parfois des appels pour des urgences, alors les gens qui seront sur le site auront parfois de belles surprises», mentionne Sabrina Tremblay, chef d'équipe des naturalistes.

La pouponnière est la première phase du plan de développement de ce produit d'appel au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Celui-ci sera déployé au cours des sept prochaines années et nécessitera des investissements de 32,5 millions$.

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