Pour préserver les cimetières

L'Institut du patrimoine funéraire du Québec a été... (Photo Le Progrès-dimanche, Rocket Lavoie)

Agrandir

L'Institut du patrimoine funéraire du Québec a été créé pour éviter que les cimetières et leurs monuments soient laissés à l'abandon.

Photo Le Progrès-dimanche, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Les citoyens de la région sont les nouveaux chiens de garde de la protection du patrimoine funéraire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Ils sont invités à communiquer l'état de détérioration de certains cimetières à l'Institut du patrimoine funéraire du Québec (IPFQ), un nouvel organisme sans but lucratif qui a pour but de préserver cet héritage collectif.

«Le constat que nous avons fait, c'est que comme société, nous n'investissons pas assez dans la protection du patrimoine. Les cimetières sont les victimes de l'oeuvre du temps. Si personne ne s'en occupe, cet héritage sera perdu. D'où la nécessité de sensibiliser le public à l'importance de préserver les cimetières. Nous avons un devoir de mémoire envers nos aïeux, qui ont façonné le Québec», signale le président du conseil d'administration de l'IPFQ, Yoland Tremblay.

Trois organismes se sont regroupés pour former l'Institut : la corporation des thanatologues du Québec, l'Association des détaillants de monuments funéraires du Québec et l'Association des cimetières chrétiens. L'IPFQ sera le maître d'oeuvre de futurs projets de réhabilitation, qu'il s'agisse de monuments ou de sculptures. Le privé, tout comme le gouvernement, pourrait être sollicité lors d'initiatives visant à restaurer des sépultures menacées par le passage du temps. Surtout lorsqu'il est question de monuments érigés pour honorer la mémoire de personnes qui ont joué un rôle clé dans l'histoire du Québec.

«Souvent, les sommes nécessaires ne sont pas faramineuses. On est convaincus qu'on pourra aller chercher des commanditaires qui voudront s'impliquer», dit Yoland Tremblay, qui a l'intention d'entreprendre une tournée des régions du Québec pour constater de visu l'état des cimetières de la Belle Province.

«Je suis convaincu qu'on ne peut pas perdre cette mémoire collective. De plus en plus, nous avons des citoyens d'autres cultures qui s'installent chez nous et qui viennent enrichir notre société. Ces gens-là protègent leurs rites religieux et ils ont un souci et un engagement envers leurs aïeux. On a perdu ça un peu au Québec et il est temps qu'on se réveille avant qu'il soit trop tard», fait valoir le président.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer